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Moyen Orient et Monde - Sinaï

Les opérations se poursuivent, mais avec quel succès ?

L’Égypte menait hier de nouvelles opérations d’envergure dans le Sinaï, quelques jours après l’attaque de dimanche attribuée à des islamistes, à l’heure où des résidents exprimaient haut et fort des doutes sur les succès claironnés ces derniers jours par les autorités. Une source militaire, citée par l’agence officielle MENA, a ainsi rapporté que « six éléments terroristes » avaient été appréhendés « lors de patrouilles conjointes de l’armée et de la police dans le cadre de la poursuite des descentes contre les foyers de criminels dans le gouvernorat du Nord-Sinaï ». Une source de sécurité a de son côté affirmé que les six hommes, arrêtés tôt hier, étaient connus pour être des fondamentalistes et étaient soupçonnés d’appartenir à un groupe jihadiste.
Mais dans leur petite ville de Cheikh Zouayyed, les familles, d’après qui neuf personnes ont été interpellées, niaient avec véhémence qu’il s’agisse de terroristes. Les gens arrêtés « sont simplement religieux. Comme du temps de Moubarak, (les autorités) ont besoin de faire du chiffre, alors elles les arrêtent », a donc accusé cheikh Youssef, un proche de l’un des hommes arrêtés. Les opérations « se poursuivront dans les jours à venir, jusqu’à finir de nettoyer le Sinaï du terrorisme et des hors-la-loi », a dit une source de sécurité citée par MENA, en assurant que les campagnes des deux derniers jours avec des frappes contre des « foyers de criminels » étaient « un succès ». Un responsable militaire avait même affirmé que 20 activistes avaient été tués dans des frappes menées mercredi à l’aube par des hélicoptères de l’armée dans le village de Toumah. Mais plusieurs de ses résidents ont démenti cette version. « Nous n’avons rien vu. Il y avait 45 blindés et véhicules de la police et deux hélicoptères avec eux, ils ont tiré deux roquettes mais elles n’ont rien touché », a ainsi affirmé Abou Mohammad. De même, un ressortissant canadien et deux Japonais arrêtés dans le Sinaï et soupçonnés d’être impliqués dans l’attaque de dimanche ont finalement été relâchés, aucun lien avec des terroristes n’ayant été trouvé, ont indiqué hier les autorités égyptiennes. L’Égypte a par ailleurs décidé de rouvrir dans un seul sens le terminal de Rafah, fermé après l’attaque, pour permettre aux Palestiniens se trouvant sur son territoire de regagner la bande de Gaza, a indiqué la télévision d’État, en précisant qu’il s’agissait d’une ouverture « exceptionnelle ».

Éphémère lune de miel
L’attaque du Sinaï ayant coûté la vie à 16 gardes-frontières égyptiens aura donc mis fin à une éphémère lune de miel entre les dirigeants du Hamas, au pouvoir à Gaza, et le nouveau président égyptien, l’islamiste Mohammad Morsi, qui avait pourtant décidé d’assouplir dès son élection les restrictions à la frontière entre l’Égypte et la bande de Gaza, selon des analystes. Mais tout a basculé dimanche soir lorsque des hommes armés ont tué 16 gardes-frontières égyptiens dans le Sinaï : des sources au Caire ont laissé entendre que les assaillants venaient de l’enclave palestinienne. Même si le Hamas a rapidement condamné l’attaque et fermé des tunnels de contrebande passant sous la frontière, ses relations avec Le Caire en « ont sérieusement pâti et auront besoin de beaucoup de temps pour s’en remettre », explique l’analyste Moukhaimer Abou Saâda. Toutefois, les dissensions « pourraient ne pas être durables s’il est prouvé que personne dans la bande de Gaza n’était impliqué », tempère-t-il. Selon le vice-ministre des Affaires étrangères du Hamas, Ghazi Hamad, le mouvement palestinien mène d’« intenses » discussions avec l’Égypte pour « contenir l’impact de l’attaque terroriste » et éviter « une crise humanitaire » que provoquerait une fermeture des tunnels, poumon vital pour la bande de Gaza. Des experts estiment cependant que l’Égypte devra détruire les tunnels, source majeure de ses problèmes sécuritaires. Selon lui, l’Égypte pourrait toutefois tolérer des tunnels réservés à l’essence et aux matériaux de construction le temps que soit mise en place d’une « zone de libre-échange » à la frontière. La plupart des analystes à Gaza s’attendent néanmoins à « un retour prochain à la normale des relations » entre Gaza et l’Égypte et même à une coopération sécuritaire accrue.
(Source : AFP)
L’Égypte menait hier de nouvelles opérations d’envergure dans le Sinaï, quelques jours après l’attaque de dimanche attribuée à des islamistes, à l’heure où des résidents exprimaient haut et fort des doutes sur les succès claironnés ces derniers jours par les autorités. Une source militaire, citée par l’agence officielle MENA, a ainsi rapporté que « six éléments terroristes » avaient été appréhendés « lors de patrouilles conjointes de l’armée et de la police dans le cadre de la poursuite des descentes contre les foyers de criminels dans le gouvernorat du Nord-Sinaï ». Une source de sécurité a de son côté affirmé que les six hommes, arrêtés tôt hier, étaient connus pour être des fondamentalistes et étaient soupçonnés d’appartenir à un groupe jihadiste.Mais dans leur petite ville de...
commentaires (2)

La sécurité du Sinaï, après maintes visites..., confiée aux Egyptiens, en quelque sorte garantit le dos d'Israël et lui laisse les mains libres de s'occuper ailleurs. Où, cet ailleurs ?...

SAKR LEBNAN

03 h 06, le 12 août 2012

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Commentaires (2)

  • La sécurité du Sinaï, après maintes visites..., confiée aux Egyptiens, en quelque sorte garantit le dos d'Israël et lui laisse les mains libres de s'occuper ailleurs. Où, cet ailleurs ?...

    SAKR LEBNAN

    03 h 06, le 12 août 2012

  • Poudre aux yeux....indignations d'opérette...de l'art de prendre les égyptiens pour des demeurés...et le reste du monde pour des crétins...cet article me fait bien rigoler...c'est ce que j'écrivais il y a deux jours...

    GEDEON Christian

    20 h 50, le 11 août 2012

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