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Diaspora

« Le Secret du poisson opalin » : Michel Saad raconte l’océan Indien

Publication De l’océan Indien, vient de paraître un nouvel ouvrage de Michel Saad, libanais résidant à l’ile de La Réunion, intitulé : « Le Secret du poisson opalin. Conte de l’océan Indien ».
06/08/2012

Une jeune Réunionnaise, Maï, sauve des filets de son père un vieux poisson, qui lui pose une question étrange. Elle mènera alors inlassablement son enquête afin de trouver la réponse. Telle est l’histoire du nouveau roman de Michel Saad, finaliste au prix Chronos, et Jacques Lacouture, mention spéciale du ministère français de la Jeunesse et des Sports. Cet ouvrage mêle avec virtuosité théâtre et poésie dans ses opéras et publie plusieurs romans humanistes à l’intention de la jeunesse de La Réunion, de Madagascar et du Proche-Orient (voir également nos éditions du 6 février 2012, 18 juillet 2011, 7 juin 2010 et 18 février 2008).

OLJ – Michel Saad, votre ouvrage « Le Secret du poisson opalin » vient de paraître aux éditions Édilivre. Que pouvez-vous nous en dire ?
Michel Saad – Je ne sais comment définir ce livre. Il n’est pas tout à fait un conte, puisque le merveilleux se réduit à une question posée par un poisson : « Quelle est la huitième couleur de l’arc-en-ciel ? » À mon avis, il faut plus que cela pour faire un conte... En fait, tout au long de l’histoire, le poisson de Maï ne parle qu’à Maï, rien qu’à Maï... A-t-il jamais parlé? Comment savoir ?

À quels lecteurs destinez-vous votre livre ?
Aux jeunes et aux moins jeunes de tous les pays. Dans un monde où l’on entend parler de guerre, de crise, de violence et d’argent, feuilleter un conte-couleur-fraîcheur apporte un certain apaisement.

Avez-vous un message à faire passer à travers ce conte?
Quand j’écris, je le fais pour moi : je m’isole pour écrire ce qui me plaît ou me déplaît, me chante ou me déchante, avec mes soucis, mes joies, mes souvenirs. Si les lecteurs trouvent dans mes écrits un message qui leur apporte un peu de bonheur, je m’en réjouirais.
Vous avez écrit des romans traitant de poésie, de théâtre, de science-fiction et... de mathématiques ! Que manque-t-il encore à votre collection ?
Beaucoup (rires) ! Politique, policier, philosophie, astronomie, théologie et métaphysique... Mon épouse insiste pour que j’écrive mes Mémoires afin que la jeune génération libanaise repense la misère qu’ont vécue nos parents dans les champs, les labours, les moissons, le froid, la chaleur... j’attends des encouragements !

Avez-vous une préférence pour l’un de vos livres ?
On a demandé à une Libanaise lequel de ses nombreux enfants elle aimait le plus, elle a répondu : « Le petit jusqu’à ce qu’il grandisse, le malade jusqu’à ce qu’il guérisse, l’absent jusqu’à ce qu’il revienne... ». Je dirais autant de mes livres : le manuscrit jusqu’à ce qu’il paraisse, l’oublié jusqu’à ce qu’on le reconnaisse, le publié jusqu’à ce qu’il soit best-seller (rires) !

On en vient justement à la question : qu’y a-t-il de libanais dans ce conte de l’océan Indien ?
D’abord le conteur, puis l’héroïne Maï qui porte un prénom libanais, ensuite cette histoire racontée par mes parents : un garçon qui passe sous un arc-en-ciel deviendrait fille, et une fille deviendrait garçon... Finalement, les personnages que Maï a consultés : sa maman, la maîtresse, le photographe, le curé, le sorcier... n’ont pas de nationalité.

Comment définissez-vous votre style ?
Tout style est une fusion de culture. Mon professeur de français (un vrai Libanais de la famille Shlink, ah ! s’il m’entendait !), nous parlait « d’innutrition », provenance plurielle de nos pensées, de nos lectures, de nos écrits, enfin de notre personnalité. Il m’arrive parfois de traduire quelques expressions de ma langue maternelle, le libanais. Cependant, loin de nuire à la beauté du texte de ma langue d’adoption, mes traductions le comblent d’un parfum exotique.

 

Avez-vous des projets littéraires en préparation ?
Je garde espoir que Le Secret du poisson opalin ne soit pas mon chant du cygne et que mes écrits suscitent une vague d’inspiration auprès des lecteurs et des musiciens. Il ne faut pas croire au silence d’un auteur, le plus souvent, il cache un rendez-vous secret avec l’inspiration.

Propos recueillis
par Roberto KHATLAB

Pour en savoir plus : www.edilivre.com – http ://michelsaad.com

 

Cette page (parution les premier et troisième lundis de chaque mois) est réalisée en collaboration avec l’Association RJLiban. E-mail : monde@rjliban.com – www.rjliban.com

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