Le Premier ministre entouré à d. du mufti de la République et à g. du vice-président du Conseil supérieur chiite. Photo Dalati et Nohra
Le Premier ministre a commencé par souhaiter la bienvenue aux présents en mettant l’accent sur le fait qu’ils représentent toutes les factions libanaises dans toute leur diversité. Il a précisé que les portes du Sérail sont ouvertes à tous, ajoutant que l’unité des Libanais est la seule voie possible pour chasser le désespoir. Nagib Mikati a ensuite réagi aux critiques adressées à son gouvernement, soulignant le fait qu’elles ont dépassé parfois les limites de l’opposition constructive. Malgré cela, le gouvernement a poursuivi son action, a-t-il dit, estimant que ses réalisations sont la meilleure réponse aux critiques et restant convaincu que les Libanais sauront distinguer ceux qui agissent pour leur bien. Le Premier ministre a ainsi défendu la politique de dissociation à l’égard du dossier syrien qui est dans l’intérêt du Liban et pour laquelle il a finalement arraché l’aval des pays internationaux. Le Premier ministre a insisté sur le fait que le Liban ne transigera pas sa souveraineté au Nord et dans la Békaa. Ces positions ne l’empêcheront pas non plus de s’occuper des déplacés syriens. Mais comme ils deviennent trop nombreux et que le Liban a peu de moyens, il s’est résolu à demander l’aide de la communauté internationale. Cette cause humanitaire ne doit pas pour autant devenir une entrave au cours de la justice et à l’application de la loi. De même, le gouvernement estime qu’il ne faut pas politiser ou chercher à exploiter toute affaire qui touche à la Syrie, mais il a en même temps réaffirmé son engagement dans le respect des droits de l’homme.
Le Premier ministre a encore évoqué les revendications sociales, assurant que son gouvernement les a toutes prises en considération et a choisi de les étudier calmement. Il a répondu à certaines et d’autres sont encore en voie de règlement. S’il a parfois pris trop de temps donnant l’impression à certains d’être absent, c’est qu’il ne voulait pas faire de faux pas et que son choix est d’atteindre ses objectifs par les voies pacifiques.
Il a enfin annoncé que le gouvernement préparait une loi électorale moderne et équilibrée qui assurera une représentation équitable au lieu de la radicalisation et des divisions provoquées par les lois précédentes.
En conclusion, il a appelé toutes les parties à reprendre le chemin du dialogue sans condition préalable, afin d’assurer la paix civile et de placer les intérêts du Liban au-dessus de toute autre considération. Il a encore rappelé que la stabilité durable dans la région ne peut être assurée qu’à travers une solution juste de la cause palestinienne sur la base de la conférence de Madrid, de l’initiative de paix arabe, du droit au retour et du refus de l’implantation... Il a conclu en rappelant : « Nous sommes tous au Liban à bord d’un même navire que nous devons préserver des menaces d’où qu’elles viennent. »


Et à bon entendeur salut . Antoine Sabbagha
08 h 04, le 04 août 2012