Les États-Unis ont fait part hier de leur préoccupation face aux menaces brandies par l’Irak de fermer le camp d’Achraf qui accueille des réfugiés membres des Moudjahidine du peuple iranien (OMPI) opposés au régime des ayatollahs. « Les États-Unis sont préoccupés par l’allusion du gouvernement irakien à une possible fermeture du camp d’Achraf et à un relogement contraint de ses résidents », a ainsi déclaré le porte-parole du département d’État américain, Patrick Ventrell. « Nous exhortons le gouvernement irakien à faire preuve de patience et de flexibilité en cherchant un accord volontaire sur la poursuite du relogement, seule une résolution pacifique de la situation au camp d’Achraf étant acceptable », a-t-il ajouté.
Les autorités irakiennes souhaitent que les 3 000 Moudjahidine-e-Khalq (MEK) présents dans le camp d’Achraf le quittent rapidement pour rejoindre le camp Liberty situé sur une ancienne base américaine près de l’aéroport de Bagdad, ultime étape avant leur départ d’Irak. Si deux tiers des MEK ont quitté le camp, les autres, quelque 1 200, refusent de partir.
« Le problème n’est pas l’intransigeance des chefs des camps », explique Shahin Gobadi, porte-parole du bras politique du MEK, le Conseil national de résistance de l’Iran, dans un communiqué. « Le problème, c’est que le gouvernement irakien reçoit tous les ordres concernant Achraf du régime iranien », a-t-il expliqué.
(Source : AFP)