Plus d’un mois après l’investiture du président islamiste Mohammad Morsi, M. Qandil a accueilli les ministres de son futur cabinet, qui doit être formellement présenté aujourd’hui. Signe de l’influence toujours prégnante de l’armée, le maréchal Hussein Tantaoui, chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA) et ministre de la Défense sortant, conserve son poste, a indiqué une source militaire. M. Tantaoui a été pendant vingt ans ministre de la Défense sous Hosni Moubarak puis a gardé cette fonction après la chute de ce dernier en février 2011. Les ministres sortants des Finances, Momtaz al-Saïd, et des Affaires étrangères, Mohammad Kamel Amr, gardent également leur portefeuille, selon la télévision Nile News, qui n’a pas donné la liste complète du nouveau gouvernement.
Le ministère de l’Intérieur, qui était détenu par Mohammad Ibrahim, passe en revanche à Ahmad Gamaleddine, l’un des adjoints du ministre de l’Intérieur et anciennement directeur de la sécurité du gouvernorat d’Assiout, au sud du Caire. Le ministère de l’Éducation reviendra à Moustapha Mossaad et celui du Logement à Tarek Wafik, deux personnalités issues de la formation politique des Frères musulmans, le parti de la Liberté et de la Justice, a fait savoir le PLJ.
Le président Morsi présidera la première réunion du nouveau gouvernement aujourd’hui après la prestation de serment des ministres, a indiqué son porte-parole Yasser Ali, cité par le site Internet des Frères musulmans.
M. Qandil était ministre de l’Irrigation dans le cabinet sortant du Premier ministre Kamal al-Ganzouri, nommé l’an dernier par les militaires et chargé pour le moment d’expédier les affaires courantes. Le Premier ministre désigné, ingénieur diplômé de l’Université du Caire et titulaire d’un doctorat de l’Université de Caroline du Nord, a assumé de hautes fonctions au sein de l’administration égyptienne, notamment au sein du ministère de l’Irrigation. Peu connu hors des cercles politiques, M. Qandil se présente comme un homme religieux, déclarant à des journalistes après sa nomination au ministère de l’Irrigation avoir laissé pousser sa barbe « conformément à la sunna » (la tradition du prophète Mohammad).
(Source : AFP)

