Rechercher
Rechercher

Lifestyle - Disparition

Gore Vidal, son irrévérence, son « Palimpseste »...

Le romancier américain est décédé à 86 ans.

En 1948, Gore Vidal choque la critique américaine avec son troisième roman, « Un garçon près de la rivière », calme plaidoyer homosexuel. Robyn Beck/Files/AFP

Le romancier Gore Vidal, mort mardi à l’âge de 86 ans des suites d’une pneumonie, était une institution irrévérencieuse de la littérature américaine. Moins connu à l’étranger que Norman Mailer ou Truman Capote, il se signale par son goût de la provocation, mais aussi une culture et une puissance de travail hors du commun.
Fils d’un officier de l’armée de l’air américaine, petit-fils de sénateur et cousin de l’ex-vice-président américain Al Gore, Eugene Luther Gore Vidal, qui deviendra à 14 ans simplement Gore Vidal, est né le 13 octobre 1925 à l’Académie militaire de West Point dans une famille patricienne. Ses parents divorcent, sa mère se remarie à Hugh Auchincloss, qui épousera ensuite la mère de Jackie Kennedy. Gore Vidal deviendra l’ami intime du président Kennedy et de sa famille.
En 1948, il choque la critique américaine avec son troisième roman, Un garçon près de la rivière, calme plaidoyer homosexuel. Le héros s’inspire d’un amour de jeunesse, Jimmy Trimble, tué dans le Pacifique alors qu’il était dans les marines. Vidal, qui vivra en Italie avec Tennessee Williams et aura l’écrivain Jack Kerouac comme amant, s’insurge contre le conservatisme moral et sexuel. L’identité sexuelle sera à nouveau le thème de son roman Myra Breckinridge (1968).
Il découvre Paris après la Seconde Guerre mondiale. « La France fut, après la guerre, le centre de la civilisation », dit-il en 1999, « j’y ai alors vécu une période extraordinaire, en compagnie d’artistes comme Jean Cocteau, André Gide. » Eclectique, il explique la relative désaffection du public français à son encontre par le fait qu’« en France, vous avez besoin de mettre les gens dans des catégories ». « Je fais tout ce qui m’amuse mais, dans tous mes livres, la voix reste la même », insiste cet homme qui vivra 32 ans à Ravello (Italie), près de Naples, avant de regagner définitivement Los Angeles en 2005 pour raisons de santé.
Il a écrit 25 romans, inspirés de l’histoire et de la vie politique américaines (Burr, Lincoln, 1876...) ou satiriques (Kalki, Duluth), une dizaine de volumes d’essais, des pièces de théâtre et des scénarios de films (Soudain l’été dernier, Ben-Hur...). Son autobiographie, Palimpseste (1996), a été traduite en français en 2006.
Filmé par Fellini dans Roma, il est connu pour sa participation à des débats télévisés musclés et a été candidat malheureux à des mandats politiques sous les couleurs du Parti démocrate en 1960 et 1982. Hostile à toute intervention américaine à l’étranger, il regrette même la participation des États-Unis à la Seconde Guerre mondiale, une position qui fait scandale. L’âge n’émousse pas sa combativité : à 81 ans, il critique férocement le président républicain George Bush, l’accusant d’être arrivé au pouvoir à la faveur d’une fraude électorale et lui reprochant d’agiter la menace terroriste après les attentats du 11-Septembre. « C’était un coup d’État, déclare-t-il ainsi en 2006. Maintenir les gens sous la coupe de la peur est une grande manipulation totalitaire apprise auprès des dictatures européennes des années 1930. »

     (Source : AFP)
Le romancier Gore Vidal, mort mardi à l’âge de 86 ans des suites d’une pneumonie, était une institution irrévérencieuse de la littérature américaine. Moins connu à l’étranger que Norman Mailer ou Truman Capote, il se signale par son goût de la provocation, mais aussi une culture et une puissance de travail hors du commun.Fils d’un officier de l’armée de l’air américaine, petit-fils de sénateur et cousin de l’ex-vice-président américain Al Gore, Eugene Luther Gore Vidal, qui deviendra à 14 ans simplement Gore Vidal, est né le 13 octobre 1925 à l’Académie militaire de West Point dans une famille patricienne. Ses parents divorcent, sa mère se remarie à Hugh Auchincloss, qui épousera ensuite la mère de Jackie Kennedy. Gore Vidal deviendra l’ami intime du président Kennedy et de sa famille.En 1948, il...
commentaires (3)

Gore Vidal est très ...marrant...en révolte continue contre un système qui l' a rendu multimillionnaire...le genre de révolte qu'on retrouve en France dans le Marais...coeur à gauche ,mais poche vraiment très à droite...rigolo,va...mais il écrit très bien...

GEDEON Christian

05 h 15, le 02 août 2012

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (3)

  • Gore Vidal est très ...marrant...en révolte continue contre un système qui l' a rendu multimillionnaire...le genre de révolte qu'on retrouve en France dans le Marais...coeur à gauche ,mais poche vraiment très à droite...rigolo,va...mais il écrit très bien...

    GEDEON Christian

    05 h 15, le 02 août 2012

  • Il y a des génies SAINS et il y a des génies MALADES ! Lisez et choisissez...

    SAKR LEBNAN

    04 h 47, le 02 août 2012

  • Il faut des hommes révoltés comme Gore Vidal, même s'ils sont excentriques; ça méprise et secoue les hypocrisies et les hypocrites, surtout dans les sociétés conservatrices. Imaginez-en un au Liban; ça foutrait en l'air bien de merdes et de merdeux. Je m'excuse pour ces mots de calibre bas. Mais dîtes-moi franchement, ne vous viennent-ils pas très souvent ces temps-ci ?

    Halim Abou Chacra

    23 h 30, le 01 août 2012

Retour en haut