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Moyen Orient et Monde - Roumanie

Basescu survit au référendum sur sa destitution

Le Premier ministre, Victor Ponta, dit avoir « tiré les leçons » de la crise et ne pas chercher la confrontation avec le président suspendu.

Tenant d’une main la « Torche de la démocratie », le président roumain suspendu Traian Basescu a donné hier une conférence de presse après avoir évité la destitution. Il a assuré qu’il s’attacherait à « promouvoir la réconciliation » et « combler la fracture au sein de la société ». Daniel Mihailescu/AFP

Le président roumain suspendu Traian Basescu a survécu à une tentative de destitution, malgré un désaveu massif des votants. Selon des résultats officiels annoncés hier par le Bureau électoral central (BEC) portant sur plus de 97 % des bureaux de vote, le taux de participation au référendum de destitution s’est élevé à 46 % des inscrits, en dessous des 50 % requis pour la validation de cette consultation. Plus de 87 % des votants ont dit « oui » à la destitution.
L’invalidation du référendum laisse toutefois présager d’une poursuite de la cohabitation houleuse entre le président de centre-droit et l’Union sociale libérale (USL, majorité de centre-gauche) dirigée par le Premier ministre Victor Ponta, estiment les analystes, alors que les premières passes d’armes entre les deux hommes politiques n’ont pas tardé. « D’un point de vue politique, Traian Basescu n’existe plus, il a été démis », a lancé M. Ponta, évoquant une « rupture entre Basescu et le peuple ». « Il va rester à Cotroceni (le palais présidentiel) mais il n’a plus aucune légitimité », a-t-il ajouté, alors que le mandat du chef de l’État s’achève en 2014. Après avoir assuré qu’il s’attacherait à « promouvoir la réconciliation » et « combler la fracture au sein de la société », le président suspendu a de son côté souligné qu’il serait « un partenaire de l’USL, pourvu que ses responsables comprennent la leçon que leur ont donnée les Roumains ». « S’ils font preuve de la volonté de consolider l’État, de réparer ce qu’ils ont détruit, de respecter la Constitution et les lois du pays, je serai leur partenaire », a-t-il martelé.
Peu après ces échanges acerbes, M. Ponta a assuré avoir « tiré les leçons de cette période », lors d’une interview accordée à cinq médias étrangers, admettant que « l’image internationale de la Roumanie avait été écornée ». « Il y a eu beaucoup de choses à critiquer » dans la manière dont a été menée la procédure de destitution, a reconnu M. Ponta tout en affirmant que la communauté internationale avait été « désinformée par le camp Basescu ». Le Premier ministre roumain a en outre promis de « ne pas chercher la confrontation » avec M. Basescu. « Tout le monde perdra si nous continuons la bataille », a-t-il ajouté.
Le coup de force de l’USL pour destituer M. Basescu a suscité les critiques sévères de l’Union européenne, qui a fustigé des « atteintes systématiques contre l’État de droit ». La tension politique entre M. Basescu et la majorité de centre-gauche devrait rester vive dans les prochains mois, estiment des diplomates étrangers. D’autant que le pays doit entrer en campagne à l’automne pour des élections législatives et les deux camps seront de nouveau à couteaux tirés.
(Source : AFP)
Le président roumain suspendu Traian Basescu a survécu à une tentative de destitution, malgré un désaveu massif des votants. Selon des résultats officiels annoncés hier par le Bureau électoral central (BEC) portant sur plus de 97 % des bureaux de vote, le taux de participation au référendum de destitution s’est élevé à 46 % des inscrits, en dessous des 50 % requis pour la validation de cette consultation. Plus de 87 % des votants ont dit « oui » à la destitution.L’invalidation du référendum laisse toutefois présager d’une poursuite de la cohabitation houleuse entre le président de centre-droit et l’Union sociale libérale (USL, majorité de centre-gauche) dirigée par le Premier ministre Victor Ponta, estiment les analystes, alors que les premières passes d’armes entre les deux hommes politiques...
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