Dans une allocution prononcée à cette occasion, Ahmad Hariri a notamment souligné qu’il ne saurait y avoir « de retour en arrière pour un régime qui nous a empêchés de travailler (au niveau du pouvoir exécutif) et qui a tué Rafic Hariri ». « Ce régime est sur le point de disparaître », a déclaré M. Hariri qui a par ailleurs stigmatisé, sans le mentionner explicitement, le dernier discours du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui a rendu hommage il y a quelques jours aux chefs sécuritaires syriens tués dans le dernier attentat de Damas, les qualifiant de « martyrs ». « Nous ne pouvons pas nous taire lorsque les membres de la cellule de crise (syrienne), c’est-à-dire ceux qui sont responsables de la mort de plus de 25 000 Syriens, sont qualifiés de martyrs, a souligné Ahmad Hariri. Ceux-là sont des traîtres et des meurtriers et non pas des martyrs. »
Et de poursuivre : « En cette période de printemps arabe, nous ne pouvons pas observer le mutisme face à ceux qui rendent hommage à ces criminels qu’ils qualifient de prophètes. Nous voyons de nos propres yeux ce qui se passe en Syrie, et ces crimes ne passeront pas. » M. Hariri a en outre vivement critiqué les prises de position de l’ambassadeur de Syrie à Beyrouth, Ali Abdel Karim Ali. « N’est-il pas temps d’expulser cet ambassadeur ? a lancé le secrétaire général du courant du Futur. Nous nous trouvons face à un gouvernement totalement inconscient qui affaiblit la position du président » de la République.
En conclusion, M. Hariri a réaffirmé l’attachement du courant du Futur à la stabilité interne « qui est seule susceptible de rétablir le rêve et le projet du président-martyr (Rafic Hariri) dans tous les domaines ».
Kabbara et le ministre des AE
Signalons par ailleurs que le député Ahmad Kabbara s’est élevé contre le mutisme observé par le chef du gouvernement à l’égard de l’attitude du ministre des Affaires étrangères, Adnane Mansour. « Le président Mikati est-il conscient de la gravité du comportement de ses ministres ? s’est interrogé Ahmad Kabbara. Comment peut-il accepter que l’histoire enregistre le fait qu’un chef de gouvernement tripolitain a observé le mutisme face à l’attitude de son ministre des Affaires étrangères qui a outrepassé les instructions du président de la République, lequel a demandé explicitement qu’une lettre de protestation soit présentée au régime d’Assad pour dénoncer les atteintes répétées à la souveraineté libanaise ? Comment le président Mikati peut-il accepter que son ministre des Affaires étrangères présente une “demande” au régime d’Assad pour que ce qu’il qualifie d’erreurs et d’incidents ne se reproduisent pas ? Comment le président Mikati peut-il accepter que celui qui porte le titre de ministre des Affaires étrangères du Liban se pose en porte-parole du régime d’Assad pour justifier ses atteintes au peuple libanais et à la souveraineté libanaise ? »


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine