« Il apparaît sans aucun doute que sur la base de la teneur des informations publiées par le quotidien al-Akhbar, le seul lien que j’ai avec cette affaire est le fait que je me trouvais au domicile d’une personne au-dessus de tout soupçon. C’est à ce moment que la police a fait son apparition avec la dame en question », a précisé l’ancien député en allusion à une femme citée par le quotidien, qui aurait tenté d’acheter de la cocaïne.
Dans son communiqué, M. Ahdab a précisé qu’il était accompagné ce soir-là de son fils Aouni et qu’il « honorait une invitation adressée à près de 35 personnes par un ami respectable ». Et d’insister que ni lui ni l’ami en question « ne sauraient être responsables de n’importe quel comportement lié à une personne quelconque qui se trouvait sur place, dont la dame mentionnée (dans l’article), que d’ailleurs je ne connaissais pas ».
Et l’ancien député de dénoncer la manière dont a été traitée l’information par le quotidien, soulignant le caractère « provocateur et sensationnel » recherché, notamment par l’affichage de son nom dans le titre même.
Selon lui, il ne fait aucun doute que la publication d’une telle information a pour objectif de porter atteinte à sa réputation dans un objectif clairement politique. L’information publiée dans le quotidien al-Akhbar mentionne effectivement qu’une femme à l’accent étranger avait appelé un dealer de drogue pour réclamer de la cocaïne. L’appel a été intercepté par les forces de l’ordre qui venaient d’arrêter le dealer, l’agent de la lutte antidrogue s’étant fait passer pour ce dernier. Arrivées sur les lieux du rendez-vous donné par la femme, les forces de l’ordre constatent qu’elles se trouvent au domicile d’un homme d’affaires qui organisait chez lui une soirée à laquelle était également convié M. Ahdab.
Toujours selon al-Akhbar, le procureur de Beyrouth, Georges Karam, a ordonné de soumettre le propriétaire de l’appartement à un test pour vérifier la présence de substances illicites dans son organisme. Le test s’est avéré négatif et le procès-verbal a été clos, conclut le quotidien qui insinue sans pouvoir le prouver que l’ancien député devait être impliqué dans l’achat de la substance en question.
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13 h 45, le 29 juillet 2012