Victime d’une sortie de piste à trois minutes de la fin de la deuxième séance d’essais libres, Schumacher s’est fait une belle frayeur. Sa Mercedes s’en est allée percuter le muret et a été endommagée, obligeant les commissaires de course à sortir le drapeau rouge. Les fans du Baron rouge peuvent se rassurer, Schumi ne s’est pas blessé et repartira très motivé aujourd’hui pour les qualifications. Wolfgang Rattay /Reuters
« Le nouveau stadium, avec les tribunes remplies de supporteurs de Mercedes, c’est vraiment très beau, et c’est très impressionnant quand on rentre dedans », a dit le septuple champion du monde jeudi en conférence de presse.
Dimanche, c’est donc dans une Mercedes W03 que le « kaiser » de la F1 et vétéran du circuit, 43 ans, va tenter d’écrire une nouvelle page de sa légende, deux ans et demi après son retour de congé sabbatique. Il a déjà signé une pole position, à Monaco, même s’il a été pénalisé ensuite de cinq places pour un incident de course à Barcelone, puis il est monté sur le podium, à Valence, au GP d’Europe.
Reste à remporter une victoire, qui serait la 92e de sa carrière en F1, mais sa première depuis la Chine en 2006, avant ses trois ans de vacances. La Chine, c’est justement là que son jeune coéquipier Nico Rosberg a remporté son tout premier Grand Prix, au printemps. Mercedes a donc deux jolis atouts dans sa manche avant d’aborder ce rendez-vous allemand.
« Silverstone est derrière nous, c’était probablement la course la plus difficile du calendrier pour nous, a dit Schumacher jeudi. Ici, ce sera un tracé mieux adapté à notre voiture, donc je suis plus optimiste. On va essayer d’offrir un bon spectacle, aussi pour les employés de Mercedes que nous avons rencontrés hier et qui viendront nous soutenir. »
Coïncidences
« Si on pouvait être tous les deux sur le podium, ce serait un bon moyen de les remercier », a ajouté Schumacher, en fin de contrat chez Mercedes.
« C’est un privilège de piloter ces voitures, donc ce qui compte vraiment, c’est ce qui va se passer dans l’avenir plutôt que de se pencher sur le passé », a-t-il souri.
Serein, détendu, Schumi n’a éludé aucune question. Il a même parlé de Lewis Hamilton, qui disputera demain son 100e Grand Prix dans une McLaren : « Il est l’une des stars de notre sport, donc c’est bon de l’avoir, même s’il dépasse parfois les limites », une allusion sans malice au pilotage parfois musclé du champion du monde 2008.
Michael a aussi parlé des matches de football de bienfaisance qu’il joue parfois les semaines de Grand Prix, avec Rosberg et Vettel : « Nous aimons beaucoup le foot, ça fait plaisir à des milliers de fans et ça permet de trouver de l’argent pour des enfants qui en ont besoin, donc c’est une belle combinaison. »
Le septuple champion du monde a aussi évoqué les vendredis de Grand Prix, « la journée la plus chargée, avec beaucoup de pilotage (NDLR : trois heures d’essais libres) et beaucoup de discussions avec les ingénieurs. On arrive très tôt et on repart très tard ».
Enfin, il a raconté sa première victoire à Hockenheim, en 1995 dans une Benetton-Renault : « Mon meilleur souvenir ici parce que, après l’arrivée, je me suis arrêté, je crois que j’ai calé, et j’ai dû être remorqué jusqu’aux stands. Ça m’a donné le temps de profiter de l’ambiance, avec tous ces fans qui avaient attendu si longtemps une victoire allemande. »
Avant Schumacher puis son frère Ralf en 2001 dans une Williams, la dernière victoire d’un Allemand au GP d’Allemagne remontait à 1939, grâce à Rudolf Caracciola. C’était justement dans une Mercedes...
(Source : AFP)

