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Moyen Orient et Monde - Social

Manifestation contre la rigueur : une énorme marée humaine à Madrid

Le malaise des Espagnols, déjà soumis à de lourds sacrifices dans un pays en récession, étranglés par un chômage de près de 25 %, est monté d’un cran face à un nouveau tour de vis du gouvernement.

Manifestations monstres à Madrid contre le plan d’austérité du gouvernement espagnol. Pierre-Philippe Marcou/AFP

Une énorme marée humaine a envahi hier soir le centre de Madrid lors d’une manifestation contre le nouveau plan de rigueur du gouvernement espagnol.
Les syndicats avaient appelé à manifester dans 80 villes d’Espagne sous le mot d’ordre « Ils veulent ruiner le pays. Il faut l’empêcher », contre ce plan qui prévoit notamment une hausse de la TVA et des coupes dans la fonction publique.
« Mains en l’air, c’est un hold-up », hurlait la foule, noyée dans une forêt de drapeaux multicolores, qui a envahi les grandes avenues du centre de la ville, se déplaçant très lentement.
« Si tu veux gagner, lutte sans relâche », « Rajoy nous vole », « Je veux un Noël », proclamaient de petites pancartes. D’autres portaient ce seul mot « NO » illustré d’une paire de ciseaux, symbole de ces nouvelles coupes budgétaires qui ont déclenché la colère de tout le pays.
Car le malaise des Espagnols, déjà soumis à de lourds sacrifices dans un pays en récession, étranglés par un chômage de près de 25 %, est monté d’un cran face à ce nouveau tour de vis.
Le plan annoncé le 11 juillet par le chef du gouvernement conservateur, Mariano Rajoy, pour répondre aux exigences de Bruxelles prévoit 65 milliards d’euros d’économies jusqu’en 2014, via notamment une hausse de la TVA, la suppression cette année de la prime de Noël pour les fonctionnaires, équivalant à un mois de salaire, et une baisse des indemnités chômage.
« Nous ne pouvons rien faire d’autre que de descendre dans la rue. J’ai perdu entre 10 et 15 % de mon salaire depuis quatre ans. Et les nouvelles mesures ne serviront pas à résoudre la crise », s’indignait Sara Alvera, fonctionnaire de 51 ans à la Cour des comptes, venue manifester avec son mari, employé, lui, dans le privé.
« Ils font le contraire de ce qu’ils ont annoncé dans leur programme », remarquait ce dernier, José Ignacio Gil, en rappelant par exemple la hausse de la TVA, que Mariano Rajoy avait toujours refusée jusqu’à présent.
Ce nouveau plan d’austérité porte un coup au pouvoir d’achat et beaucoup d’Espagnols redoutent que le pays ne s’enfonce encore plus dans la crise.
« Quel Noël fabuleux nous allons passer. Il n’y aura aucun extra cette année. Tous les ans, ils baissent les salaires, pendant que les prix montent, le métro, le bus... s’inquiète Paloma Martinez, une fonctionnaire de 47 ans. Si nous n’achetons plus, les commerces fermeront, ils vont licencier encore des gens. »
Le gouvernement de droite cherche ainsi à redresser les comptes publics : le budget 2012, d’une rigueur historique avec 27,3 milliards d’euros d’économies, n’a pas suffi et l’Espagne s’est vu imposer par Bruxelles des conditions draconiennes, en échange d’une aide à ses banques et d’un délai, jusqu’en 2014, pour ramener son déficit public à moins de 3 %.
Le ministre du Budget, Cristobal Montoro, a d’ailleurs prévenu hier : « Il n’y a pas d’argent dans les caisses pour payer les services publics. » « Nous présentons des réformes qui nous permettent de mieux nous financer », a-t-il ajouté, alors que l’Espagne venait d’emprunter près de trois milliards d’euros à des taux très élevés.
(Source : AFP)
Une énorme marée humaine a envahi hier soir le centre de Madrid lors d’une manifestation contre le nouveau plan de rigueur du gouvernement espagnol.Les syndicats avaient appelé à manifester dans 80 villes d’Espagne sous le mot d’ordre « Ils veulent ruiner le pays. Il faut l’empêcher », contre ce plan qui prévoit notamment une hausse de la TVA et des coupes dans la fonction publique.« Mains en l’air, c’est un hold-up », hurlait la foule, noyée dans une forêt de drapeaux multicolores, qui a envahi les grandes avenues du centre de la ville, se déplaçant très lentement.« Si tu veux gagner, lutte sans relâche », « Rajoy nous vole », « Je veux un Noël », proclamaient de petites pancartes. D’autres portaient ce seul mot « NO » illustré d’une paire de ciseaux, symbole de ces nouvelles coupes...
commentaires (1)

Eh oui les gars....vingt ans de fausse croissance,de movida,de spéculation immmobilière,d'arnaques en tous genres...et maintenant c'est le réveil...douleureux...épouvantable...mais par contre quel progrès a fait l'Espagne....les gays peuvent maintenant se marier et adopter...çà,monsieur,c'est du progrès!(sic!)

GEDEON Christian

11 h 51, le 20 juillet 2012

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Commentaires (1)

  • Eh oui les gars....vingt ans de fausse croissance,de movida,de spéculation immmobilière,d'arnaques en tous genres...et maintenant c'est le réveil...douleureux...épouvantable...mais par contre quel progrès a fait l'Espagne....les gays peuvent maintenant se marier et adopter...çà,monsieur,c'est du progrès!(sic!)

    GEDEON Christian

    11 h 51, le 20 juillet 2012

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