Par ailleurs, poursuivant ses attaques contre le candidat républicain, l’équipe de campagne de M. Obama assure que M. Romney, s’il était élu et mettait en application ses projets économiques, créerait 800 000 emplois... mais, « petit détail », pas aux États-Unis, dont 37 000 en France. M. Obama, dans ses discours de campagne, affirme que l’élection du 6 novembre constitue un choix entre deux visions diamétralement opposées de l’économie et de la société américaines. Il dit souhaiter donner la priorité à la classe moyenne et laisser expirer, pour les Américains les plus aisés, les cadeaux fiscaux accordés par son prédécesseur George W. Bush. M. Romney, lui, affirme vouloir réduire les contraintes fiscales et réglementaires des entreprises, qui ont selon lui bridé la reprise de la croissance après la crise de 2008. Le chômage, avec un taux national de 8,2 % contre 5 % début 2008, est vu comme l’un des principaux points faibles de M. Obama.
Colistier
D’autre part, Mitt Romney, qui fait l’objet d’une vive pression médiatique en raison de son passé d’entrepreneur et de sa fortune personnelle, pourrait annoncer plus rapidement que prévu le choix de son colistier. À moins de six semaines de la convention républicaine à Tampa en Floride, où son colistier doit figurer à ses côtés, nombre d’observateurs misent sur une annonce anticipée de M. Romney qui aurait l’avantage de détourner l’attention de la polémique sur le passé du candidat à la tête du fonds d’investissement Bain Capital.
Le candidat républicain était attendu hier dans l’Ohio, un État crucial dans la course à la Maison-Blanche. La visite sera suivie de près car cet État est celui du sénateur Rob Portman, l’un des possibles choix de M. Romney pour le poste de vice-président. La question qui se pose est la suivante : choisira-t-il un partenaire sans risque – à l’expérience indiscutable comme M. Portman, un ancien de l’administration Bush – ou bien optera-t-il pour un choix plus risqué mais capable de donner un coup de fouet à sa campagne, comme l’ex-secrétaire d’État Condoleeza Rice ou le jeune sénateur hispanique Marco Rubio ? Le choix d’un colistier est généralement annoncé quelques jours seulement avant la convention nationale du parti. « Plus il fera attendre sa décision, mieux cela sera », affirme le politologue Matt Dickinson, du Middlebury College. « L’idéal est de faire l’annonce lors de la convention... pour en entretenir au maximum le suspense », a ajouté l’expert.
Outre Rob Portman, le nom de l’ex-gouverneur du Minnesota, Tim Pawlenty, est également cité. D’origine modeste et chrétien évangélique, il pourrait aider à faire contrepoids à l’image de multimillionnaire mormon de Mitt Romney. Susana Martinez, qui gouverne le Nouveau-Mexique, est également en vue. Elle est perçue comme susceptible d’apporter à M. Romney davantage de votes féminins et hispaniques. Mais elle a peu d’expérience au niveau national.
(Source : AFP)

