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Liban

Nasrallah réaffirme son alliance stratégique avec Aoun

Le secrétaire général du Hezbollah appelle à une gestion par le dialogue des désaccords entre les composantes gouvernementales et à un « pacte d’honneur » interconfessionnel pour préserver la stabilité du Liban.
Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a solennellement réaffirmé hier l’alliance stratégique de son parti avec le CPL du général Michel Aoun, tout en reconnaissant implicitement l’existence de désaccords entre les diverses composantes de la majorité et du 8 Mars et en appelant à une gestion par le dialogue de ces divergences. Il a aussi exhorté toutes les parties à conclure un « pacte d’honneur » interconfessionnel pour préserver la stabilité du pays.
Le chef du Hezb s’exprimait dans un discours prononcé par écran interposé devant une foule de personnalités et de partisans massée dans une place de la banlieue sud.
« Il y a des désaccords au sein de la majorité. Le bon côté, c’est que cela prouve que nous sommes un gouvernement de coalition, contrairement à ce que prétendait le 14 Mars. Dès le premier jour, le 14 Mars a dit qu’il s’agissait du gouvernement du Hezbollah parce qu’il veut nous en faire assumer tout le poids. Nous sommes d’accord pour supporter tout le poids afin que le gouvernement reste en place, que le Liban demeure stable et que la politique de tenir le pays à l’écart (de la crise syrienne) se poursuive, même si nous pouvons ne pas être d’accord avec cette politique », a déclaré Hassan Nasrallah.
« C’est donc un gouvernement de coalition dont les composantes peuvent s’entendre ou être en désaccord, l’essentiel étant que les divergences et les problèmes soient réglés par le dialogue et la discussion de proximité », a-t-il ajouté.
« Nous sommes engagés au Hezbollah à faire en sorte qu’aucun désaccord avec les autres composantes ou avec nos alliés n’apparaisse au grand jour. Nous ne répondons pas publiquement aux critiques d’un allié, nous dialoguons avec lui tant que nous sommes partenaires et alliés. C’est notre méthode », a-t-il dit.
« Avec tout ce qui se passe aujourd’hui, je veux confirmer notre relation stratégique, cordiale, amicale et sincère avec tous nos alliés et nommément avec le CPL. Au cours des deux dernières semaines, des choses ont été dites sur cette relation. Nous, au sein du Hezbollah, nous réaffirmons notre respect, notre appréciation et notre relation stratégique avec la personne du général Michel Aoun et avec les camarades au sein du CPL, ses cadres, ses membres et son public. Je certifie que cette alliance est stratégique et que ce que nous avons accompli ensemble pendant six ans, notamment dans les jours difficiles, ne saurait être brisé par un désaccord ou l’hypothèse d’un désaccord sur une question sociale ou politique », a lancé le secrétaire général.
« Mais dans le même temps, il faut savoir que le CPL n’est pas dépendant du Hezb et vice-versa. Le CPL a son entité propre, son style politique, sa présence », a-t-il souligné, tout en réaffirmant l’engagement de sa formation à l’égard du document d’entente entre les deux parties.
« Nous espérons que les composantes de la majorité parviendront à dialoguer ensemble, à s’entendre et à empêcher que certaines crises n’aillent trop loin, car cela n’est pas dans l’intérêt du Liban. »
S’agissant de la tension autour de l’armée, Hassan Nasrallah a évité d’évoquer la polémique autour de l’affaire de Koueikhat, qui a conduit à la détention d’officiers, et s’est contenté de déplorer les attaques verbales de « ceux qui mettent en question le patriotisme et la neutralité de l’armée », soulignant que « les accusations lancées contre la troupe de partialité confessionnelle ou partisane constituent la plus grande menace qui pèse sur elle ».
Affirmant que comme en Irak et en Syrie, « certains veulent pousser le Liban vers le chaos », il a appelé à un « pacte d’honneur » entre les diverses composantes confessionnelles du pays, aux termes duquel tout individu, de n’importe quelle communauté, qui se permettrait de s’en prendre à d’autres groupes devrait être désavoué par sa propre communauté.
Le secrétaire général du Hezbollah appelle à une gestion par le dialogue des désaccords entre les composantes gouvernementales et à un « pacte d’honneur » interconfessionnel pour préserver la stabilité du Liban.Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a solennellement réaffirmé hier l’alliance stratégique de son parti avec le CPL du général Michel Aoun, tout en reconnaissant implicitement l’existence de désaccords entre les diverses composantes de la majorité et du 8 Mars et en appelant à une gestion par le dialogue de ces divergences. Il a aussi exhorté toutes les parties à conclure un « pacte d’honneur » interconfessionnel pour préserver la stabilité du pays. Le chef du Hezb s’exprimait dans un discours prononcé par écran interposé devant une foule de personnalités et de...
commentaires (8)

Tiens, ma réaction de cette nuit n'a pas été publiée. C'est peut-être la comparaison que j'ai faite à propos du salut général que l'on voit sur la photo du haut qui n'a pas plu... Bon, je reformule. "La vraie Syrie est celle de Bachar el-Assad", dit-il. Ben oui, qui se ressemble s'assemble. Et bien sûr, les martyrs sont les tyrans assassinés, et non les milliers de femmes et d'enfants. "La Syrie possède un arsenal qui menace Israël du point de vue stratégique et militaire", dit-il. Ouaf ouaf ! Bachar compterait-il lui aussi une victoire divine sur Israël ? Qu'est-ce qu'ils doivent se marrer les voisins du sud ! "La seule solution pour résoudre la crise (syrienne) est via le dialogue", dit-il. Mais bien sûr barbu, tu es le premier à donner l'exemple ! "Ne répondez pas aux insultes ou aux provocations des autres. Patientez et retenez-vous car certains tentent de diviser notre société", dit-il. No comment ! Et il enchaîne scoop sur scoop façon les Dix Commandements, mais revisités à la sauce fous de Dieu. "Nous vous réservons une surprise lors de la prochaine guerre", dit-il. Je vous en prie, n'en faites rien, nous n'aimons pas du tout vos surprises. Non seulement ce gars représente le plus grand danger pour le Liban, mais c'est aussi notre plus grande honte.

Robert Malek

09 h 30, le 19 juillet 2012

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Commentaires (8)

  • Tiens, ma réaction de cette nuit n'a pas été publiée. C'est peut-être la comparaison que j'ai faite à propos du salut général que l'on voit sur la photo du haut qui n'a pas plu... Bon, je reformule. "La vraie Syrie est celle de Bachar el-Assad", dit-il. Ben oui, qui se ressemble s'assemble. Et bien sûr, les martyrs sont les tyrans assassinés, et non les milliers de femmes et d'enfants. "La Syrie possède un arsenal qui menace Israël du point de vue stratégique et militaire", dit-il. Ouaf ouaf ! Bachar compterait-il lui aussi une victoire divine sur Israël ? Qu'est-ce qu'ils doivent se marrer les voisins du sud ! "La seule solution pour résoudre la crise (syrienne) est via le dialogue", dit-il. Mais bien sûr barbu, tu es le premier à donner l'exemple ! "Ne répondez pas aux insultes ou aux provocations des autres. Patientez et retenez-vous car certains tentent de diviser notre société", dit-il. No comment ! Et il enchaîne scoop sur scoop façon les Dix Commandements, mais revisités à la sauce fous de Dieu. "Nous vous réservons une surprise lors de la prochaine guerre", dit-il. Je vous en prie, n'en faites rien, nous n'aimons pas du tout vos surprises. Non seulement ce gars représente le plus grand danger pour le Liban, mais c'est aussi notre plus grande honte.

    Robert Malek

    09 h 30, le 19 juillet 2012

  • Un discours REQUIEM sur le pouvoir BAAS en syrie Un discours où Nasrallah utilise les mêmes arguments qu'il essaie de nous vendre: "israel" "sa résistance" bla bla bla A l'heure où tous les regards sont dirigés vers la Syrie Il essaie de faire diversion en nous parlant d'israel tout comme la diversion faite par cette attaque terroriste contre des civils touristes israéliens en Bulgarie. Pour que nos regards se détournent de ce qui se passe en Syrie et que la pression à l'encontre de ASSAD soit allégée. L'iran ou ceux qui sont à la base de cet attentat souhaitaient une réaction d'israel pour qu'on "oublie" Assad.

    Jean-Pierre EL KHOURY

    07 h 44, le 19 juillet 2012

  • L'Avocat du Diable : É lakan, inchallah fikartou bidna nifiltou lal Généralissime aux épaules étoilées, et Batrak Orientoccidental ? Ma 3Inna ghayrou i ghatina ! Chtaghal ou 3ammal yichtighil la ilna bi kil sa force, la inou wa3adné, un jour, nrakbou 3a hal Kirsé yialli 3amal yi7lam fiyia kaza sini, nkéyé fikon yia quatorze marsistes...

    SAKR LEBNAN

    05 h 39, le 19 juillet 2012

  • Correction faite. Merci M. Challita ! La rédaction de l'OLJ.

    02 h 50, le 19 juillet 2012

  • Messrs Dames chez OLJ bonjour, une petite note pour vous notifier de cette typing error sous la photo de Nisrallah: "Hassan Nasrallah, secrétaire générale du Hezbollah, a donné un discours retransmis via vidéo, devant un parterre de partisans réunis à Beyrouth, le 18 juillet 2012. Photo AFP". Donc il y a un 'e' muet a 'general'. Bonne journee..

    Fady Challita

    01 h 18, le 19 juillet 2012

  • Surréaliste ce discours en 2D !,en plus... les mensonges son tellement épais ,que l'on a vaguement l' impression que notre QI , est boosté à 190 en 5 minutes ,ce qui ,je dois avouer ,produit une sensation subliminale merveilleuse ... de savoir désormais... ,que l'on peut se mouvoir dans le temps et l'espace sans avoir a faire l'effort de prendre la navette spatiale....(je sais... elle au musée)

    M.V.

    00 h 11, le 19 juillet 2012

  • CONTINUATION. Poursuivant la même logique, sayyed Nasrallah dit : Le projet américano-israélien de destruction de la Résistance, qui jouit de l'association (traitrise) des régimes arabes et de la moitié des Libanais au moins, n'ayant pas réussi, "une seconde conspiration est élaborée : faire chuter le régime de Bachar el-Assad, détruire la Syrie et la subjuguer. Il ne s'agit nullement d'établir la démocratie dans ce pays, mais uniquement de servir le projet américain qui couvre de ses ailes l'Afghanistan, le Golfe et toute la région". Suit un réel panégyrique du régime syrien et des "compagnons d'armes" qui sont morts hier dans l'attentat au Centre de sécurité le plus important de Damas. Comment est-il possible que sayyed Nasrallah ne se rende pas compte qu'il adresse ainsi une grande offense à la révolution syrienne et ses différentes composantes ? Et que dire d'une possible réaction des égarés ravisseurs des pèlerins chiites, qui promettaient juste avant-hier la libération de deux de ces citoyens injustement kidnappés? Il est à craindre qu'ils reviennent maintenant sur leur promesse, comme ils l'on fait à l'autre discours du sayyed. Reste à dire un mot sur la partie interne du discours d'hier du secrétaire général du Hezbollah : 1-Un gonflage de l'ego du général Aoun, "allié stratégique". No comment ! 2-"Proposition d'un pacte d'honneur interconfessionnel contre toute discorde sectaire. C'est le seul point positif du discours.

    Halim Abou Chacra

    23 h 24, le 18 juillet 2012

  • Chaque fois que sayyed Hassan Nasrallah fait un discours, les gens de bon sens et de bonne volonté essaient d'abord d'y trouver des points positifs. Malheureusement ils se voient obligés tout de suite à se rappeler le dicton libanais "falej la t3alej", soit qu'il n'y a aucun espoir de changement dans la logique du secrétaire général du Hezbollah, qui est la suivante : 1-Tous les régimes arabes (y compris celui du Liban, bien sûr), sont des lâches dont il n'est jamais rien sorti de bon pour la cause de la Palestine. 2-Seule la Résistance (le Hezbollah), soutenue par les deux pays de la "moumana3at", la République islamique iranienne et la Syrie d'Assad, est la voie de salut face à l'Etat sioniste. 3-Preuve en est la victoire de 2000 et la victoire de 2006, "réalisée bien que la Résistance ait été poignardée dans le dos" par au moins la moitié des Libanais "qui sont au service du projet américano-israélien" (!!). Bien ! Que sayyed Nasrallah excuse quelques trois millions de Libanais qui ne sont et ne seront jamais de son avis. La victoire de 2000, "3ala ras" ces 3 millions de Libanais. Mais celle de 2006 n'existe que dans les discours de sayyed Nasrallah et au moins ces 3 millions de Libanais ne veulent plus que des guerres comme celles de 2006 se répètent et détruisent le Liban à l'infini. Continue..

    Halim Abou Chacra

    22 h 29, le 18 juillet 2012

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