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Moyen Orient et Monde - Reportage

Pour les militants, les caméras sont plus puissantes que les fusils

« Je n’échangerais pas ma caméra contre une kalachnikov », assure Trab Zahor, qui travaille jour et nuit pour faire connaître au monde le sort de sa ville de Qousseir, un bastion rebelle assiégé par l’armée syrienne près de la frontière libanaise. Trab Zahor est l’un des six militants qui animent le centre de presse de la ville, filmant chaque jour les bombardements et les morts et accompagnant les journalistes étrangers de passage en faisant office d’interprète si besoin. Un jour, alors qu’il filmait à l’hôpital, « plusieurs hommes ont accouru en portant un homme blessé. Je me suis approché pour filmer son visage, et j’ai vu qu’il s’agissait de mon frère. J’étais sous le choc, mais j’ai continué à filmer », raconte-t-il. Son frère est mort quelques jours plus tard, et il a lui-même creusé sa tombe. « Ce jour-là, j’aurais pu m’engager avec l’Armée libre syrienne (ALS), prendre un fusil et essayer de me venger, mais mon arme, c’est ma caméra, et avec elle, je fais bien plus de mal au régime. »
« Bachar fait comme son père il y a 30 ans à Hama », estime un homme se présentant sous le simple prénom de Hussein, en référence à l’ancien président Hafez el-Assad, qui a écrasé en 1982 une rébellion dans cette ville du centre du pays au prix de dizaines de milliers de morts. « La différence, c’est que maintenant nous avons des caméras pour filmer les massacres et les atrocités, et nous pouvons télécharger les images sur Internet pour que le monde entier les voie. Internet est notre arme la plus puissante », ajoute-t-il.
Compte tenu des restrictions imposées à la presse internationale par les autorités syriennes depuis le début de la révolte en mars 2011, la plupart des images qui sortent de Syrie sont filmées par des amateurs, le plus souvent des citoyens ordinaires qui prennent une caméra, se connectent sur Internet et partagent leur version de ce qui se passe autour d’eux. Leurs témoignages ne sont pas exempts d’erreurs factuelles, sans parler d’une vision engagée et souvent tronquée de la réalité, mais les informations qu’ils fournissent permettent de lever un voile sur l’opacité du conflit syrien. Pour cette raison, les journalistes « improvisés » savent qu’ils sont une cible privilégiée du régime. Ils ont déjà perdu beaucoup de leurs camarades, arrêtés ou tués en raison de leur engagement.
(Source : AFP)
« Je n’échangerais pas ma caméra contre une kalachnikov », assure Trab Zahor, qui travaille jour et nuit pour faire connaître au monde le sort de sa ville de Qousseir, un bastion rebelle assiégé par l’armée syrienne près de la frontière libanaise. Trab Zahor est l’un des six militants qui animent le centre de presse de la ville, filmant chaque jour les bombardements et les morts et accompagnant les journalistes étrangers de passage en faisant office d’interprète si besoin. Un jour, alors qu’il filmait à l’hôpital, « plusieurs hommes ont accouru en portant un homme blessé. Je me suis approché pour filmer son visage, et j’ai vu qu’il s’agissait de mon frère. J’étais sous le choc, mais j’ai continué à filmer », raconte-t-il. Son frère est mort quelques jours plus tard, et il a lui-même...
commentaires (3)

Les 14 marsistes ont surtout la foi en leur cause!!! Celle la est imbattable, Invincible, que dis je!!! ETERNELLE!!!

Pierre Hadjigeorgiou

09 h 56, le 16 juillet 2012

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Commentaires (3)

  • Les 14 marsistes ont surtout la foi en leur cause!!! Celle la est imbattable, Invincible, que dis je!!! ETERNELLE!!!

    Pierre Hadjigeorgiou

    09 h 56, le 16 juillet 2012

  • Toutes les armes du monde ne pourraient jamais vaincre la parole et la VOLONTÉ ! Ce que je répète aussi aux quatorze marsistes. Ils ont les armes ? Vous avez la VOLONTÉ ! Elle est INVINCIBLE !

    SAKR LEBNAN

    03 h 19, le 16 juillet 2012

  • Comme est vrai ce que dit ce militant de Qousseir : "Bachar fait comme son père à Hama en 1982. La différence c'est que maintenant nous avons des caméras pour filmer les massacres et les atrocités, et nous pouvons télécharger les images sur Internet pour que le monde entier les voie. Internet est notre arme la plus puissante". Que de fois l'a-t-on dit et lu : La sottise de la dictature syrienne actuelle, sous Bachar el-Assad, est de croire qu'elle peut faire ce qu'elle a fait en 1982 à Hama, sous Hafez el-Assad. C'est stupéfiant de voir que pour elle, au milieu de massacres et de bains de sang qui seront mémorables dans l'histoire, Internet c'est les achats de Mme Asma el-Assad de produits de luxe en Europe, les échanges entre Bachar et ses "conseillères" Hadeel el-Ali et Shehrazade el-Jaafari", ainsi que tant d'autres bêtises et absurdités. Pendant ce temps le caméraman de Qousseir raconte au monde la cruauté du régime de Damas, y compris qu'un jour "il filme le visage de son propre frère blessé et quelques jours plus tard il creuse lui-même sa tombe". Et le monde entier juge alors que cette dictature sanguinaire et exécrable ne mérite pas de rester un jour de plus en Syrie.

    Halim Abou Chacra

    22 h 42, le 15 juillet 2012

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