Bugatti, Ferrari, Lamborghini, Maserati et bien d’autres possèdent tous une âme empreinte de rêve, de nostalgie, de sport et d’histoire que les entreprises n’hésitent pas à utiliser dans la construction de leur image de marque. Chaque nouveauté est une promesse de bonheur et parfois même d’investissement bien placé.
Pour les marques de supercars plus récentes, c’est à force d’alliance avec des constructeurs de renommé, d’expertise dans la construction d’éléments exotique ainsi que d’année de roulage qu’ils se sont forgés une réputation et un nom.
Il a fallu par exemple au constructeur italien Pagani près de 7 ans pour sortir la Zonda, en 1999, un bolide de 394 ch et 571 Nm pour un prix de 320 000 dollars.
À cette époque, Juan Manuel Fangio et Mercedes-Benz s’étaient associés à la compagnie, experte en matériaux composites, pour le développement de la voiture.
Ce n’est qu’une décennie plus tard, après avoir prouvé ses compétences et accumulé un joli pedigree et une bonne côte à l’international, que Pagani s’est permis de créer une série spéciale de la Zonda, la Tricolore, tirée à seulement trois exemplaires. Elle était alors vendue 1,3 million d’euros.
En d’autres termes, pour ne pas se brûler les ailes, il vaut mieux être humble et garder un profil bas, faire ses preuves dans le domaine avant de poser sur l’asphalte la voiture la plus chère au monde.
Même si l’on ne souhaite que du succès à W Motors et de porter bien haut les couleurs libanaises et arabes dans le monde, on ne peut qu’être désorienté face au culot et au toupet de vouloir vendre une supercar à 3 millions de dollars produite par un constructeur inconnu...
Guy S.


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