Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Tunisie

Marzouki : Nous ne sommes pas menacés par un extrémisme islamiste

Le président tunisien Moncef Marzouki a assuré que son pays n’était pas menacé par un islamisme extrémiste, soulignant par ailleurs que le pouvoir n’était pas tenu par les seuls islamistes d’Ennahda mais partagé avec des partis de centre gauche. Il a ainsi jugé que le salafisme était « une nuisance », affirmant néanmoins « qu’elle n’était pas capable de mettre en danger la république ».
« Quand les salafistes ont voulu mettre un peu le feu aux poudres en prétextant une insulte à la religion, en fin de compte ils ont reculé car ils ont compris que l’ensemble des forces sécuritaires sont absolument déterminées à frapper un grand coup », a-t-il ajouté. M. Marzouki faisait référence à l’attaque d’une exposition d’art en juin provoquant des débordements et un couvre-feu.
Il a aussi tenu à marteler que la Tunisie n’était pas dirigée par les islamistes d’Ennahda, parti majoritaire allié à deux mouvements de centre gauche, le Congrès pour la République (CPR) du chef de l’État et Ettakatol. « L’affirmation que la Tunisie est gouvernée par des islamistes est une aberration. La Tunisie est gouvernée par une coalition (...) où les partenaires laïques ont autant de poids que le partenaire islamiste. Ennahda, ce sont des gens que nous avons d’une certaine façon converti, entre guillemets, à la démocratie dans les années 1980 et 1990 », a-t-il expliqué, y voyant un équivalent d’un « parti chrétien-démocrate en Europe ».
Par ailleurs, M. Marzouki se rendra à Paris puis à Marseille du 17 au 19 juillet pour sa première visite officielle en France. Cette visite vise à « effacer les traces » laissées par l’attitude équivoque de Paris lors de la révolution tunisienne. Entré en fonctions en décembre 2011 après le premier scrutin post-révolution, il se rendra d’abord au Caire demain, avant de rejoindre Addis-Abeba dimanche et lundi pour le sommet de l’Union africaine.

Huis clos
Parallèlement, Ennahda débattait à huis clos de sa future stratégie, notamment de ses alliances, au deuxième jour d’un congrès se voulant historique. Les quelque 1 000 délégués doivent adopter des motions fixant la stratégie électorale du parti, ainsi que son positionnement politique et social. Les projets de textes, qui doivent concilier les modérés et les tenants d’une aile plus radicale, n’ont cependant pas été communiqués à la presse. Le chef historique du parti a indiqué que sa formation pourrait se prononcer pour un remaniement du gouvernement et un élargissement de la coalition au pouvoir.
(Source : AFP)
Le président tunisien Moncef Marzouki a assuré que son pays n’était pas menacé par un islamisme extrémiste, soulignant par ailleurs que le pouvoir n’était pas tenu par les seuls islamistes d’Ennahda mais partagé avec des partis de centre gauche. Il a ainsi jugé que le salafisme était « une nuisance », affirmant néanmoins « qu’elle n’était pas capable de mettre en danger la république ».« Quand les salafistes ont voulu mettre un peu le feu aux poudres en prétextant une insulte à la religion, en fin de compte ils ont reculé car ils ont compris que l’ensemble des forces sécuritaires sont absolument déterminées à frapper un grand coup », a-t-il ajouté. M. Marzouki faisait référence à l’attaque d’une exposition d’art en juin provoquant des débordements et un couvre-feu.Il a aussi tenu à...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut