Les députés ont formellement adopté à une large majorité, par 106 voix contre 42, et sous des applaudissements nourris, le projet de loi « scindant » l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, dit « BHV ». Cet espace de plus d’un million et demi d’habitants était considéré comme le dernier vestige de la Belgique bilingue. Depuis des décennies, les formations politiques flamandes réclamaient une séparation entre la capitale belge, majoritairement francophone, et l’entité Hal-Vilvorde, située en Flandre néerlandophone mais où vit une importante minorité francophone. Finalement, après d’interminables nuits de négociations, la réforme du statut de cet arrondissement électoral et judiciaire avait été actée en septembre 2011, ouvrant la voie à la fin de la crise politique de plus de 500 jours qui paralysait la Belgique depuis juin 2010 et faisait craindre son éclatement. Dix mois après, son adoption marque la fin du processus législatif.
« Nous avons réussi ! BHV est scindé. C’était le plus gros obstacle ces dernières années entre les Flamands et les francophones. Ensemble, nous changeons la Belgique ! » s’est exclamé le Premier ministre Elio Di Rupo, en concluant les débats jeudi soir à la Chambre des députés. « Pour la plupart de nos concitoyens, la Belgique a encore un sens », s’est-il félicité. Paradoxalement, le chef de gouvernement socialiste est l’un des rares à exprimer son enthousiasme. Chez les autres hommes politiques comme dans la presse domine plutôt un sentiment de soulagement prudent sur fond de lassitude.
Le principal parti néerlandophone, la Nouvelle Alliance flamande (N-VA, opposition), qui avait pourtant fait de la scission de BHV son fer de lance, a voté contre le texte. Il juge que les partis flamands de la majorité ont fait « trop de concessions aux francophones ». Des débats particulièrement ardus s’annoncent sur la suite des réformes institutionnelles et budgétaires prévues dans l’accord de gouvernement conclu entre les six partis de gauche, du centre et de droite de la coalition au pouvoir. Ces réformes visent à renforcer encore l’autonomie des régions, notamment sur le plan fiscal.
(Source : AFP)


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Et Nous, Ensemble ( mais malheureusement nous pensons et nous sommes ON-SEMBLE ! ) on aurait pu changer le Liban pour en faire de nouveau un paradis. Il parait que la Géhenne est plus à la mode, chez nous, car nous sommes plutôt des Anges Déchus !
12 h 11, le 15 juillet 2012