Pour le 17e anniversaire du massacre de Srebrenica, environ 30 000 personnes ont participé à une prière de commémoration avant de mettre en terre les cercueils de 520 des 8 000 victimes, enfin identifiées. Dado Ruvic/Reuters
Environ 30 000 personnes ont participé hier à Srebrenica (Bosnie) aux obsèques de 520 victimes du massacre perpétré en 1995 à l’encontre de musulmans par les forces serbes de Bosnie, tuerie qualifiée de génocide par la justice internationale. Pour la première fois depuis la fin du conflit intercommunautaire de 1992-1995, l’anniversaire s’est déroulé avec les principaux responsables du massacre, Ratko Mladic et Radovan Karadzic, derrière les barreaux et jugés par la justice internationale, après des années de cavale.
À l’occasion de ce 17e anniversaire, le président américain Barak Obama a dénoncé les tentatives de « nier le fait indiscutable qu’un génocide » s’est produit à Srebrenica. Début juin, peu après son élection, le nouveau président de Serbie, le nationaliste populiste Tomislav Nikolic, avait nié dans une interview l’existence de ce génocide soulevant un tollé général.
Par une chaleur de plomb, après une prière pour les morts prononcée par le grand mufti de Bosnie, les cercueils avec les restes de 520 victimes du massacre, retrouvées et identifiées depuis l’anniversaire précédent, ont été mis en terre. Survivant de l’Holocauste, le rabbin new-yorkais Arthur Schneier, présent aux cérémonies, s’est adressé à la foule pour condamner le « génocide » de Srebrenica mais aussi pour dénoncer le silence de la communauté internationale quant aux violences actuelles en Syrie. « Le silence n’est pas une solution. Ça ne fait qu’encourager les agresseurs », a-t-il dit. « Le monde doit apprendre cette leçon encore aujourd’hui, alors qu’il est témoin des massacres perpétrés par le régime au pouvoir en Syrie contre son propre peuple. Le temps est venu de nouveau, pour que l’humanité dise d’une seule voix claire : ces crimes doivent cesser », a-t-il lancé.
Le 11 juillet 1995, quelques mois avant la fin du conflit, les troupes serbes avaient pris le contrôle de Srebrenica, enclave musulmane proclamée « zone protégée » de l’ONU. Quelque 8 000 hommes et adolescents ont été tués en l’espace de quelques jours, la pire atrocité commise en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. À ce jour, 5 137 victimes identifiées ont été enterrées au centre mémorial de Potocari. Après avoir échappé à la justice pendant des années, les ex-chefs militaire et politique des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic et Radovan Karadzic, sont enfin jugés par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY). Le procès de l’ex-général Mladic, 70 ans, qui a commencé cette année, a repris lundi avec la déposition du premier témoin de l’accusation. Il a été arrêté en Serbie en 2011 après seize ans de cavale. Inculpé des mêmes chefs d’accusation, Radovan Karadzic, 67 ans, a été arrêté en juillet 2008 à Belgrade après s’être caché pendant treize ans. Son procès s’est ouvert en octobre 2009. À ce jour, 38 anciens militaires et policiers serbes de Bosnie ont été condamnés à des peines de prison par le TPIY et la justice bosnienne pour le massacre de Srebrenica, dont certains pour génocide.
Mais les familles des victimes ont du mal à croire que justice sera faite. « Leur procès va durer des années », peste Fatima Mujic, venue enterrer son frère. « Et à la fin, ces deux sauvages vont mourir avant d’être condamnés, comme Slobodan Milosevic, et les Serbes vont continuer à dire qu’il n’y a pas eu de génocide à Srebrenica », ajoute cette femme de 39 ans, dont le mari a aussi été tué dans le massacre. Lui aussi inculpé, entre autres, du massacre de Srebrenica, l’ancien homme fort de Serbie, Slobodan Milosevic, est mort en 2006 dans la prison du TPIY avant la fin de son procès.
À l’occasion de ce 17e anniversaire, le président américain Barak Obama a dénoncé les tentatives de « nier le fait indiscutable qu’un génocide » s’est produit à Srebrenica. Début juin, peu après son élection, le nouveau président de Serbie, le nationaliste populiste Tomislav Nikolic,...


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Les massacres confessionnels étaient des deux côtés. Le grand massacre, le plus Grand Complot de l'Histoire, c'était celui du Grand Peuple Serbe, sous la barbe des Russes, méconnus et humiliés, par les mêmes forces qui ont répété le scenario en Lybie, que tous les musulmans du monde avaient applaudit. Cette histoire a servi de leçon aux Russes, d'où leur acharnement à appuyer à fond la Syrie, ça va sans dire : Intérêts stratégiques obligent !
07 h 37, le 12 juillet 2012