Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Roumanie

Passation temporaire des pouvoirs en attendant le référendum

Le chef de l’État roumain Traian Basescu a passé le pouvoir hier à son rival et nouveau président par intérim Crin Antonescu, tandis qu’une décision de la Cour constitutionnelle a posé un obstacle inattendu à la coalition de centre-gauche qui veut sa destitution.
Cette dernière ne sera effective qu’après sa validation par un référendum fixé au 29 juillet. Mais dans un arrêt surprise sur une loi adoptée au Parlement, la Cour constitutionnelle a décidé que cette consultation sera valable uniquement si le taux de participation dépasse les 50 % et devient un enjeu important. Le gouvernement de centre-gauche de Victor Ponta avait pourtant adopté la semaine dernière un décret qui ne prévoyait pas de seuil de participation et stipulait que la destitution était validée à la majorité des suffrages exprimés par les votants.
En 2007, lorsque M. Basescu avait fait face à une première tentative de destitution, seuls 44,4 % des Roumains s’étaient rendus aux urnes pour ce scrutin dont la validation n’était pas conditionnée au taux de participation. M. Basescu avait à l’époque obtenu le soutien de 74,4 % des votants, ce qui lui avait permis de recouvrer son poste. Mais sa popularité a depuis chuté en raison entre autres des mesures d’austérité adoptées en 2010 et d’une tentative de passage en force sur une réforme de la santé controversée.
Critiqué par plusieurs pays européens, par les États-Unis et par l’Union européenne, qui a indiqué hier qu’elle restait « préoccupée » par la crise politique en Roumanie, le Premier ministre a annoncé qu’il se rendrait aujourd’hui et demain à Bruxelles pour rencontrer le président de la Commission José Manuel Barroso et celui du Conseil européen Herman Van Rompuy. À quelques jours de la publication par Bruxelles d’un rapport sur les progrès de la justice et de la lutte contre la corruption, le ministre roumain de la Justice Titus Corlatean a déclaré s’attendre à un maintien de la surveillance européenne dans ces domaines.
M. Ponta avait de son côté souligné dans une conférence de presse lundi soir que « la Roumanie est un État de droit, le gouvernement et le Parlement ont respecté les règles de la démocratie », affirmant que les critiques visant les agissements de son gouvernement étaient le fruit de la « désinformation ».
(Source : AFP)
Le chef de l’État roumain Traian Basescu a passé le pouvoir hier à son rival et nouveau président par intérim Crin Antonescu, tandis qu’une décision de la Cour constitutionnelle a posé un obstacle inattendu à la coalition de centre-gauche qui veut sa destitution.Cette dernière ne sera effective qu’après sa validation par un référendum fixé au 29 juillet. Mais dans un arrêt surprise sur une loi adoptée au Parlement, la Cour constitutionnelle a décidé que cette consultation sera valable uniquement si le taux de participation dépasse les 50 % et devient un enjeu important. Le gouvernement de centre-gauche de Victor Ponta avait pourtant adopté la semaine dernière un décret qui ne prévoyait pas de seuil de participation et stipulait que la destitution était validée à la majorité des suffrages exprimés par les...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut