« La Russie est l’un des rares pays, si ce n’est le seul, à travailler activement avec le gouvernement syrien et avec les diverses forces de l’opposition, s’efforçant de faire appliquer le plan de Kofi Annan », l’émissaire international pour la Syrie, a de son côté déclaré M. Lavrov, cité par ITAR-Tass. « Nous comptons sur le fait que la rencontre d’aujourd’hui (avec Michel Kilo) sera un pas sur la voie de la mise en œuvre des accords auxquels on est parvenu à Genève », le 30 juin, a-t-il ajouté. Les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU ainsi que la Turquie et des pays représentant la Ligue arabe s’étaient alors mis d’accord sur les principes d’une transition en Syrie.
Abdel Basset Sayda, nouveau chef du Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l’opposition syrienne à l’étranger, est pour sa part attendu demain à Moscou, également pour des entretiens, après la conférence des Amis du peuple syrien de la semaine dernière à Paris, boycottée par la Russie et la Chine. Dans un entretien avec la radio russe Goloss Rossii (la Voix de la Russie) diffusée hier, il a appelé la Russie à arrêter ses livraisons d’armes au régime de Damas.
« Je suis convaincu que nous devons faire tout notre possible pour contraindre les parties au conflit à (parvenir à) une solution politique pacifique pour régler tous les différends », a déclaré de son côté le président russe, Vladimir Poutine, dans un discours retransmis à la télévision. « Bien sûr, c’est une tâche plus difficile et plus délicate » que de procéder à « une ingérence par la force de l’extérieur », a ajouté le président russe, qui s’exprimait devant les ambassadeurs russes en poste à l’étranger réunis au siège du ministère des Affaires étrangères. Mais seule une solution pacifique « peut assurer un règlement à long terme et une situation stable dans la région », a-t-il poursuivi. M. Poutine a par la même occasion réitéré l’opposition de Moscou à toute ingérence armée sans un accord préalable du Conseil de sécurité de l’ONU, où, en tant que membre permanent (aux côtés de la Chine, des États-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne), la Russie dispose d’un droit de veto.
(Source : AFP)

