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Culture

La BD au Hay Festival

C’est dans une ambiance conviviale, nourrie d’autodérision et d’anecdotes amusantes, que Zeina Abirached et Mazen Kerbaj sont venus parler, dans le cadre du Hay Festival, de leur démarche artistique au Beirut Art Center. Une discussion animée par l’artiste Nadine Touma.
Beyrouth : une ville où ils sont nés, une ville où ils ont vécu la guerre, une ville qui imprègne leurs œuvres, qu’ils l’aient aimée ou détestée. Dans les albums de ces artistes, tous les deux diplômés de l’Académie libanaise des beaux-arts (ALBA), le texte donne toute sa force au dessin, souvent épuré, qu’il soit en couleur ou en noir et blanc. À l’intérieur, des histoires autobiographiques, des parcours individuels qui reflètent une histoire collective à écrire. Certes, leur démarche découle d’un besoin personnel de raconter les douleurs vécues pendant la guerre. Mais elle est aussi liée à une « mission » plus large de l’écrivain, de l’artiste dans la société, celle de témoigner, de raconter ce qui ne figure pas dans les livres d’histoire. L’album de Zeina Abirached, Mourir, partir, revenir. Le Jeu des hirondelles (2007), a été publié dans une édition pédagogique destinée aux plus jeunes. La jeune femme, qui vit depuis huit ans à Paris, explique : « Dans les années 2000, Beyrouth était en pleine reconstruction, j’ai senti l’importance de garder une trace de ce qu’était la ville avant la guerre. »
Au-delà de cette dimension, Mazen Kerbaj pose un regard critique sur la réception des œuvres et déplore : « Pour réussir en Europe, quand on est artiste libanais, il faut parler de la guerre. » Lui-même est l’auteur de l’ouvrage Beyrouth, juillet-août 2006 (2007), compilation des dessins publiés sur son blog pendant l’attaque israélienne de l’été 2006. Il précise cependant : « J’aimerais parler d’autre chose, comme du printemps par exemple... » « Du printemps arabe ? » ironisent les autres.

N.T.
C’est dans une ambiance conviviale, nourrie d’autodérision et d’anecdotes amusantes, que Zeina Abirached et Mazen Kerbaj sont venus parler, dans le cadre du Hay Festival, de leur démarche artistique au Beirut Art Center. Une discussion animée par l’artiste Nadine Touma. Beyrouth : une ville où ils sont nés, une ville où ils ont vécu la guerre, une ville qui imprègne leurs œuvres, qu’ils l’aient aimée ou détestée. Dans les albums de ces artistes, tous les deux diplômés de l’Académie libanaise des beaux-arts (ALBA), le texte donne toute sa force au dessin, souvent épuré, qu’il soit en couleur ou en noir et blanc. À l’intérieur, des histoires autobiographiques, des parcours individuels qui reflètent une histoire collective à écrire. Certes, leur démarche découle d’un besoin personnel de raconter...
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