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Liban

Hamadé demande à Sleiman de « réclamer des explications aux alliés de Jibril »

Le député et ancien ministre Marwan Hamadé a été particulièrement virulent dans sa condamnation de la tentative d’assassinat déjouée contre Boutros Harb, affirmant dans un communiqué que « les fantômes et les instruments qui sévissaient jadis en exécutant des assassinats et des tentatives d’assassinat ont fait leur réapparition, prenant pour cible les hommes libres du Liban et les symboles de la dignité qui restent encore dans ce pays, ainsi que les héros qui portent à bout de bras les valeurs de l’indépendance et de la souveraineté. Le fait de prendre Boutros Harb pour cible ne secoue pas seulement les consciences, n’augmente pas seulement la tension, il ébranle les fondements de la démocratie parlementaire...Tous doivent en tout cas savoir que même si nous patientons face aux agressions contre les citoyens et contre la dignité et la souveraineté de la nation, nous restons aux aguets face à ceux qui ont la nostalgie des procédés qu’ils utilisaient dans le passé, nous les guettons eux et leurs maîtres dans les capitales régionales, à leur tête le régime qui s’effondre de Bachar el-Assad ». Marwan Hamadé s’adresse ensuite au président de la République – en précisant qu’il ne peut pas s’adresser à ce « gouvernement raté » – pour lui demander de mettre un terme à ces actes et de réclamer des explications aux alliés d’Ahmad Jibril au sujet des menaces lancées ces derniers jours par celui-ci et rapportées par eux ? Marwan Hamadé a encore demandé au président « jusqu’à quand les services de sécurité continueront d’être laxistes avec ceux qui empêchent l’application de la loi et poussent le Liban vers la faillite et l’isolement et à Dieu ne plaise vers la destruction en cherchant à l’entraîner dans une guerre régionale »...
Le député et ancien ministre Marwan Hamadé a été particulièrement virulent dans sa condamnation de la tentative d’assassinat déjouée contre Boutros Harb, affirmant dans un communiqué que « les fantômes et les instruments qui sévissaient jadis en exécutant des assassinats et des tentatives d’assassinat ont fait leur réapparition, prenant pour cible les hommes libres du Liban et les symboles de la dignité qui restent encore dans ce pays, ainsi que les héros qui portent à bout de bras les valeurs de l’indépendance et de la souveraineté. Le fait de prendre Boutros Harb pour cible ne secoue pas seulement les consciences, n’augmente pas seulement la tension, il ébranle les fondements de la démocratie parlementaire...Tous doivent en tout cas savoir que même si nous patientons face aux agressions contre les...
commentaires (2)

Petites bulles dans mon texte. Je rectifie. D'abord, le mot «ennemi» ne fait pas partie de mon vocabulaire. «Pays où la mort brutale infligée par un adversaire est banalisée». Il est temps, pour les autorités, de réagir. Afin de combattre ces «sauvages des temps modernes» comme les appelle M. Messara, il faut «humaniser, civiliser la civilisation». C'est ce que l'on attend d'elles. Ou alors, si la tâche leur paraît titanesque, qu'elles démissionnent! A propos, voici un site libanais qui pourrait les aider à assumer dignement leurs responsabilités: www.badnanaaref.org Les partenaires en sont: le CENAM (Centre d'Etudes pour le monde arabe moderne) rattaché à l'USJ; l'ICTJ (Centre international pour la justice transitionnelle) et l'UMAM D&R... qui «vise à préserver, analyser et donner un lieu de débat autour des souvenirs qui touchent à la violence civile». www.badnanaaref.org est notamment soutenu par l'Ambassade de Suisse au Liban, l'Union européenne et d'autres ONG soucieuses de Paix. Je le constate jour après jour. LE GOUVERNEMENT LIBANAIS N'EST PAS DIGNE DE SON PEUPLE QUI EST UN PEUPLE M E R V E I L L E U X, courageux, créatif, généreux.

G.F.

09 h 24, le 06 juillet 2012

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Commentaires (2)

  • Petites bulles dans mon texte. Je rectifie. D'abord, le mot «ennemi» ne fait pas partie de mon vocabulaire. «Pays où la mort brutale infligée par un adversaire est banalisée». Il est temps, pour les autorités, de réagir. Afin de combattre ces «sauvages des temps modernes» comme les appelle M. Messara, il faut «humaniser, civiliser la civilisation». C'est ce que l'on attend d'elles. Ou alors, si la tâche leur paraît titanesque, qu'elles démissionnent! A propos, voici un site libanais qui pourrait les aider à assumer dignement leurs responsabilités: www.badnanaaref.org Les partenaires en sont: le CENAM (Centre d'Etudes pour le monde arabe moderne) rattaché à l'USJ; l'ICTJ (Centre international pour la justice transitionnelle) et l'UMAM D&R... qui «vise à préserver, analyser et donner un lieu de débat autour des souvenirs qui touchent à la violence civile». www.badnanaaref.org est notamment soutenu par l'Ambassade de Suisse au Liban, l'Union européenne et d'autres ONG soucieuses de Paix. Je le constate jour après jour. LE GOUVERNEMENT LIBANAIS N'EST PAS DIGNE DE SON PEUPLE QUI EST UN PEUPLE M E R V E I L L E U X, courageux, créatif, généreux.

    G.F.

    09 h 24, le 06 juillet 2012

  • Je fréquente le Liban depuis les années 70 et ne peux que constater une terrible régression... Pauvre Pays des Cèdres où le langage de la violence et les tentatives d'assassinats font partie du vocabulaire quotidien. Pays où la mort infligée par l'ennemi est banalisée. Face à ces moeurs dignes du Moyen-Age, le gouvernement brille par sa lâcheté. L'Histoire retiendra qu'il fut incapable de protéger ceux qui défendirent certains principes. Si M. Boutros Harb l'a échappé belle, cette fois, qu'en sera-t-il la prochaine fois, pour lui et pour tous ceux qui, au nom de la dignité et du patriotisme, osent dire la Vérité? Le Liban est-il destiné à devenir le Pays des martyrs (Gibran Tuéni, Pierre Gemayel, Sammir Kassir...,) plutôt que celui des esprits éclairés et des poètes (Khalil Gibran, Nadia Tuéni, Amin Maalouf) ? Combien de tentatives d'attentats seront-elles perpétrées encore ? Il est temps, pour les autorités, de réagir. Afin de combattre ces «sauvages des temps modernes», comme les appelle M. Messara, il faut «humaniser, civiliser la civilisation». C'est ce que l'on attend d'eux. Ou alors, si la tâche leur paraît titanesque, qu'elles démissionnent!

    G.F.

    06 h 03, le 06 juillet 2012

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