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Culture - Spectacle

Avec Yass et ses « Doff », ça va exploser... de rire

Un bol d’oxygène, une explosion de rires en ces temps moroses, voilà ce que Yass et sa bande de copains surnommés les « Doff » du rire (« fous » en wolof) proposent au théâtre Monnot*. Ce festival international se déroule du 4 au 7 juillet à 20h30.

Yass, un bouillonnement de cultures.

Qu’est-ce qu’un «Yass»? C’est un corps hybride, vibrant d’énergie, composé de kilos de rires, de tonnes d’émotion et d’un lot incommensurable d’amour des autres. À bien fouiller dans les fiches administratives d’un pays, on pourrait le retrouver. Mais il échappe à une définition classique. Il jouirait, dit-on, d’une identité sénégalaise, d’origines libanaises et d’une résidence française, voire mondiale. Il serait de confession musulmane, ayant épousé une femme d’une autre communauté. Mais en fait, tout cela lui est bien égal car Yasser Hachem est un bouillon de cultures. La seule identité qu’il revendique et dont il est fier est l’authenticité. Et surtout, surtout, il porte un seul nom, le rire. Car Yass appartient à la grande famille de l’humour et de la bonne humeur.

Du chemin...
Le parcours de ce jeune garçon est loin d’être banal. Né au Sénégal d’une mère libanaise, elle-même née au Sénégal, son histoire est pourtant simple. Ayant quitté les bancs d’école avec un large éclat de rire, le jeune homme se retrouve à Paris, achevant des études de théâtre («Ce n’était plus drôle, dit-il, mais du sérieux»). Saisissant une opportunité de travail en Côte d’Ivoire, il dirige une société de carrelage et crée parallèlement une troupe de théâtre mais, encouragé par les siens et ses professeurs, il finira par se consacrer totalement à la scène «plaquant ainsi un boulot qui rapportait gros», dit-il en souriant.
Il débarque donc à Paris où il passe deux ans à écrire son propre spectacle. Deux café-théâtres célèbres, Le Petit palais des glaces et Le Point Virgule l’accueillent cinq fois par semaine à guichets fermés. Le public est conquis par cette générosité.
Que du bonheur pour Yass. «Je vivais mon rêve», avoue l’humoriste qui dit être né pour faire rire. Ce one-man-show va voyager. Amiens, Nantes, Rennes, Avignon, Dakar, Abidjian puis Beyrouth en 2009 («J’y étais venu deux fois auparavant en visite») aux Jeux de la francophonie. C’est après avoir vécu ces émotions fortes dans la capitale libanaise que Yass décide de monter un festival international du rire, réunissant les «black-blanc-beur» du stand up. «Pour cette production, je porte plusieurs casquettes», précise Yass. Après avoir cartonné à Dakar, D’jal, Donel Jack’sman et Saïdou Abatcha accompagnent aujourd’hui l’humoriste sur la scène libanaise. «À Beyrouth, chacun de ces artistes issus d’univers différents présentera vingt minutes de son registre. Tandis que moi, je m’adresserai uniquement au x Libanais... sur un ton décalé bien sûr.» Jamais de politique, ni de vulgarité, ni même de propos méchants, Yass est dans la satire pure et simple, dans l’observation du quotidien.
«Des inspirations certes de Coluche, Smaïn, Devos ou Gad Elmaleh, avoue-t-il, mais surtout ma propre marque de fabrique forgée avec le temps.» Car les secrets du rire, Yass en a plein les tiroirs. Ne jamais aller chercher le public ou le violenter. Assurer une fluidité du texte, mais aussi un bon timbre de voix – les premières minutes d’un spectacle étant décisives –, voilà ce qu’il propose comme règles élémentaires. Mais aussi avoir le sens «aiguisé» de l’observation, rebondir sur les propos des autres et maintenir un contre-pied dans la chute d’un texte, c’est ce qui définit ses spectacles.
Ainsi, du 4 au 7 juillet, Yass et ses Doff invitent les Libanais à mettre chagrins et soucis de côté et à les rejoindre au Monnot où seul le rire est permis!

*Billets et réservations au 01/202422.
Qu’est-ce qu’un «Yass»? C’est un corps hybride, vibrant d’énergie, composé de kilos de rires, de tonnes d’émotion et d’un lot incommensurable d’amour des autres. À bien fouiller dans les fiches administratives d’un pays, on pourrait le retrouver. Mais il échappe à une définition classique. Il jouirait, dit-on, d’une identité sénégalaise, d’origines libanaises et d’une résidence française, voire mondiale. Il serait de confession musulmane, ayant épousé une femme d’une autre communauté. Mais en fait, tout cela lui est bien égal car Yasser Hachem est un bouillon de cultures. La seule identité qu’il revendique et dont il est fier est l’authenticité. Et surtout, surtout, il porte un seul nom, le rire. Car Yass appartient à la grande famille de l’humour et de la bonne humeur. Du chemin...Le...
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