Prononçant une allocution à cette occasion, Michel Aoun a évoqué la conjoncture générale dans le pays, soulignant que « les difficultés sont nombreuses pour la simple raison qu’au Liban, la logique est absente de l’État ». « La confrontation avec l’autre partie se poursuivra jusqu’à ce que la situation soit redressée, a-t-il déclaré. Le laisser-aller actuel a pour but de profiter des recettes de l’État et de les détourner pour servir des intérêts privés. Ils auront beau faire, aucune force ne pourra nous arrêter et nous imposer des limites. Nous voulons sauver le Liban de l’administration, de l’éducation et de la sécurité, c’est-à-dire nous voulons le sauver des secteurs de l’État qui sont actuellement à l’abandon. »
Prenant à son tour la parole, le ministre de l’Énergie a relevé que la proportion de branchements illicites dans la région du Kesrouan « est de 17 pour cent, alors qu’elle est de 89 pour cent dans d’autres régions ». Évoquant par ailleurs le conflit avec les journaliers de l’Électricité du Liban, M. Bassil a souligné que « la logique de la force et du diktat ne saurait fonctionner avec nous ».
Aoun et Joumblatt
Signalons sur un tout autre plan que dans une déclaration au quotidien an-Nahar, le chef du CPL a affirmé que le leader du Parti socialiste progressiste (PSP) Walid Joumblatt « souffre d’un complexe d’infériorité car il craint les chrétiens, les sunnites et les chiites qui sont plus nombreux que lui » au Liban.
Rappelons dans ce cadre que M. Joumblatt a accusé le ministre de l’Énergie d’être responsable de la crise de l’électricité dans laquelle se débat le pays. Mardi dernier, Michel Aoun a indiqué qu’il n’allait plus répondre aux « insultes » lancées par le chef du PSP.


L'illogisme personnifié s'est prononcé !
07 h 52, le 02 juillet 2012