« Fini ! Fini ! Le rêve est fini ! », titrait Bild.de qui évoque les « larmes dans les vestiaires » des joueurs allemands. Aussi excessif dans ses désamours que dans ses amours, le quotidien populaire attribue la note de 6 (0/20) à trois joueurs du onze de départ : Gomez, Podolski et Schweinsteiger.
Die Zeit note que « le rêve allemand d’une finale a capoté ». « Pas de finale rêvée contre l’Espagne, pas de récompense après un tournoi aussi réussi », déplore le site de l’hebdomadaire.
« “Jogi”, où était passé ton flair ? », déplorait aussi Express.de, en référence aux audaces du sélectionneur allemand Joachim Löw, qui n’ont cette fois-ci pas payé, en titularisant Kroos au lieu de Reus ou Müller, et Gomez plutôt que Klose.
« Il était assis sur son banc. Le regard fixe sur le terrain. En train de se ronger les ongles nerveusement. Oui, cet homme, c’était bien Joachim Löw. Notre sélectionneur national a montré jeudi un visage que nous ne lui connaissions plus : celui de la défaite », poursuit le quotidien.
Le Süddeutsche Zeitung rend un hommage indirect à l’avant-centre italien Mario Balotelli, en titrant que l’Allemagne a été « douloureusement vaincue par Balotelli », auteur d’un doublé.
« Encore une fois l’Italie, encore une fois en demi-finale », note également le quotidien bavarois, dans une allusion à la défaite de 2006, en demi-finale du Mondial organisée en Allemagne, face au même adversaire.
« L’Allemagne va devoir se demander pourquoi elle fait une nouvelle fois une prestation aussi insuffisante à la fin d’une compétition importante », poursuit le SZ.
Cela risque effectivement d’être la grande question des prochains jours dans les journaux allemands.

