Polémique sur la procédure de transfert du pouvoir
OLJ /
le 29 juin 2012 à 00h47
Le président élu égyptien Mohammad Morsi, issu des Frères musulmans, va prêter serment demain mais une polémique l’oppose à l’armée sur la procédure à suivre en vue du transfert du pouvoir. Selon le général Mahmoud Hijazy, cité par CBC, le président devra prêter serment devant la Haute Cour constitutionnelle, conformément à la « Déclaration constitutionnelle complémentaire » adoptée par l’armée. Par cette déclaration, l’armée a récupéré le pouvoir législatif après avoir dissous à la mi-juin l’Assemblée nationale dominée par la puissante confrérie des Frères musulmans, en vertu d’un jugement déclarant illégal le mode de scrutin. Les Frères musulmans avaient toutefois dénoncé cette déclaration comme « un coup d’État » et réclamé que la prestation ait lieu devant l’Assemblée. Ils ont en outre appelé à une nouvelle manifestation aujourd’hui sur la place emblématique Tahrir au Caire, sous le slogan « Journée du transfert du pouvoir ». Parallèlement, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a salué hier la première élection d’un président civil en Égypte, mais surtout exprimé ses inquiétudes face à des « obstacles réels pour la démocratie » dans ce pays. L’APCE a notamment regretté la dissolution du Parlement égyptien récemment élu, évoquant aussi les changements constitutionnels initiés par le Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui ont accordé le pouvoir législatif à l’armée et retiré des pouvoirs au président. Même son de cloche pour le président français François Hollande, qui a déclaré hier que la France est un « partenaire » de l’Égypte mais reste « attentive » à sa transition vers la démocratie. Par ailleurs, le maréchal Hussein Tantaoui, chef du CSFA, conservera son poste de ministre de la Défense dans le nouveau gouvernement que formera le président élu Mohammad Morsi, a déclaré un membre du CSFA. Enfin, un tribunal égyptien a condamné hier l’ancien ministre du Pétrole Sameh Fahmy à 15 ans de prison pour vente de gaz à prix cassés à Israël et gaspillage de fonds publics, a-t-on appris de source judiciaire. Le parquet estime que ces tractations ont fait perdre à l’Égypte plusieurs milliards de dollars.
Le président élu égyptien Mohammad Morsi, issu des Frères musulmans, va prêter serment demain mais une polémique l’oppose à l’armée sur la procédure à suivre en vue du transfert du pouvoir. Selon le général Mahmoud Hijazy, cité par CBC, le président devra prêter serment devant la Haute Cour constitutionnelle, conformément à la « Déclaration constitutionnelle complémentaire » adoptée par l’armée. Par cette déclaration, l’armée a récupéré le pouvoir législatif après avoir dissous à la mi-juin l’Assemblée nationale dominée par la puissante confrérie des Frères musulmans, en vertu d’un jugement déclarant illégal le mode de scrutin. Les Frères musulmans avaient toutefois dénoncé cette déclaration comme « un coup d’État » et réclamé que la prestation ait lieu devant...
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