Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - France

La leçon de résistance d’Aung San Suu Kyi

L’opposante birmane a été célébrée hier par la ville de Paris, au terme de sa tournée européenne.

Aung San Suu Kyi entourée, hier à Paris, par Pavel Khodorkovski, fils de Mikhaïl Khodorkovski, et Yevgenia Timochenko, fille de Ioulia Timochenko. Frédéric de la Mure/AFP

L’opposante birmane Aung San Suu Kyi a été célébrée hier par Paris, qui lui a remis le titre de citoyenne d’honneur de la ville, au deuxième jour d’une visite en France clôturant une tournée européenne triomphale. Après s’être entretenue mardi avec le président François Hollande, Mme Suu Kyi, prix Nobel de la paix en 1991 et privée de liberté pendant 15 ans, a reçu des mains du maire de la capitale Bertrand Delanoë cette distinction qui lui avait été décernée en 2004. Devant une foule comptant de nombreux Birmans, elle a ensuite pris la parole en français pour saluer « le profond attachement de Paris à la justice et à la liberté qui ne sont pas le produit d’idées abstraites ». « Vous êtes une femme de paix et d’amour et c’est aussi pour cela que Paris vous aime », lui a répondu M. Delanoë.
Dans l’après-midi, Aung San Suu Kyi a demandé aux prisonniers de conscience et politiques dans le monde de ne pas abandonner leur combat, lors d’une allocution devant des ONG. « Vous ne devez pas abandonner vos principes. Si vous vous respectez, vous ne devez pas abandonner votre combat », a-t-elle déclaré, lors de cette rencontre organisée sur une péniche au cœur de Paris. Dans l’assistance figuraient Pavel Khodorkovski, fils de Mikhaïl Khodorkovski, ex-magnat du pétrole et détracteur du régime russe, en prison depuis 2003 pour – officiellement – des délits économiques, et Yevgenia Timochenko, fille de Ioulia Timochenko, condamnée en octobre à sept ans de prison pour avoir conclu en 2009, lorsqu’elle était Premier ministre, des accords gaziers avec la Russie considérés comme défavorables à l’Ukraine. Pavel Khodorkovski était porteur d’une lettre privée de son père qu’il a remise à Mme Suu Kyi. En fin de journée, elle a été reçue par le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, en compagnie duquel elle a planté un « arbre de la liberté » (un magnolia) dans les jardins du ministère des Affaires étrangères.


Lors de sa visite en France, où elle a été reçue avec un protocole habituellement réservé aux chefs d’État, la Dame de Rangoun a réaffirmé sa confiance dans le processus de transition démocratique en Birmanie, appelant la France à s’y associer en veillant à la « transparence » des investissements économiques. « Le processus (de démocratisation) n’est pas irréversible, tant que les militaires n’ont pas fait preuve de leur engagement envers le processus, car ce sont encore eux les plus forts, mais au final c’est le peuple birman qui doit décider de la direction qu’il veut pour le pays », a souligné Mme Suu Kyi, 67 ans, sur Radio France Inter. En Birmanie, le président Thein Sein, un ancien général, espère obtenir la levée des sanctions de l’Union européenne, aujourd’hui seulement suspendues. « Je préfère cette suspension à la levée totale des sanctions, c’est un moyen d’indiquer que l’Union européenne souhaite soutenir le processus démocratique, mais qu’elle a conscience qu’il est toujours possible d’assister à une régression », a jugé Mme Suu Kyi, élue députée lors des dernières élections législatives dans son pays.


La tournée en Europe d’Aung San Suu Kyi a débuté le 13 juin en Suisse, avant une étape à Oslo où elle a prononcé son discours d’acceptation du prix Nobel de la paix, 21 ans après avoir reçu cette distinction, puis à Londres. La lauréate a appelé à cette occasion à la réconciliation nationale et à la libération des prisonniers politiques. Elle quittera Paris demain.
(Source : AFP)

L’opposante birmane Aung San Suu Kyi a été célébrée hier par Paris, qui lui a remis le titre de citoyenne d’honneur de la ville, au deuxième jour d’une visite en France clôturant une tournée européenne triomphale. Après s’être entretenue mardi avec le président François Hollande, Mme Suu Kyi, prix Nobel de la paix en 1991 et privée de liberté pendant 15 ans, a reçu des mains du maire de la capitale Bertrand Delanoë cette distinction qui lui avait été décernée en 2004. Devant une foule comptant de nombreux Birmans, elle a ensuite pris la parole en français pour saluer « le profond attachement de Paris à la justice et à la liberté qui ne sont pas le produit d’idées abstraites ». « Vous êtes une femme de paix et d’amour et c’est aussi pour cela que Paris vous aime », lui a répondu M....
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut