La reine Élisabeth II a serré la main de Martin McGuinness.
OLJ /
le 28 juin 2012 à 01h11
La poignée de main Élisabeth II-Martin McGuinness, un geste symbolique fort pour les ennemis d’hier. Paul Faith/pool/Reuters
La reine Élisabeth II a échangé hier à Belfast une poignée de main historique avec Martin McGuinness, ex-dirigeant de l’Armée républicaine irlandaise (IRA), une étape symbolique majeure dans le processus de paix en Irlande du Nord. Une première poignée de main a eu lieu à huis clos entre la souveraine et l’ancien commandant de l’IRA, aujourd’hui vice-Premier ministre nord-irlandais, dans un théâtre de Belfast, en présence du mari de la reine, le prince Philip, du président irlandais Michael D. Higgins et du Premier ministre d’Irlande du Nord Peter Robinson. Élisabeth II et Martin McGuinness se sont ensuite à nouveau serré la main devant les caméras, souriant et échangeant quelques mots. « Au revoir et que Dieu soit avec vous », a déclaré en gaélique Martin McGuinness à la souveraine, avant de lui traduire ses propos en anglais. « C’était très bien », a-t-il simplement commenté. La rencontre avait été organisée à l’occasion d’une manifestation culturelle, au deuxième et dernier jour de la visite de la reine en Irlande du Nord dans le cadre des célébrations de son jubilé de diamant. Un porte-parole du Premier ministre David Cameron a estimé qu’il était « normal que la reine rencontre des représentants de toutes les parties ». Né en mai 1950 à Londonderry, James Martin Pacelli McGuinness est père de quatre enfants et le n° 2 du Sinn Féin – qui milite toujours officiellement en faveur de la réunification de la République d’Irlande et de l’Irlande du Nord. Après avoir combattu au sein de l’IRA, il est devenu l’un des principaux artisans du processus qui a conduit le mouvement clandestin à déposer les armes, et un négociateur majeur de l’accord de paix du Vendredi Saint en 1998, qui a débouché sur un partage du pouvoir entre protestants et catholiques dans la province. Cette spectaculaire transformation lui a attiré des menaces de mort des groupuscules dissidents de l’IRA, hostiles au processus de paix. Mais elle lui vaut aussi le respect de ses anciens adversaires. La poignée de main avec Élisabeth II lui fait franchir une étape symbolique forte dans un parcours déjà exceptionnel. La poignée de main a aussi une signification personnelle forte pour la reine, dont le cousin, lord Mountbatten, a été assassiné en 1979 par l’IRA dans son bateau de pêche au large de l’Irlande. (Source : AFP)
La reine Élisabeth II a échangé hier à Belfast une poignée de main historique avec Martin McGuinness, ex-dirigeant de l’Armée républicaine irlandaise (IRA), une étape symbolique majeure dans le processus de paix en Irlande du Nord. Une première poignée de main a eu lieu à huis clos entre la souveraine et l’ancien commandant de l’IRA, aujourd’hui vice-Premier ministre nord-irlandais, dans un théâtre de Belfast, en présence du mari de la reine, le prince Philip, du président irlandais Michael D. Higgins et du Premier ministre d’Irlande du Nord Peter Robinson. Élisabeth II et Martin McGuinness se sont ensuite à nouveau serré la main devant les caméras, souriant et échangeant quelques mots. « Au revoir et que Dieu soit avec vous », a déclaré en gaélique Martin McGuinness à la souveraine, avant de lui...
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