À l’annonce des résultats, les députés socialistes se sont levés pour applaudir le nouveau n° 4 de l’État. Claude Bartolone, visiblement ému, a rendu hommage à ses prédécesseurs, de gauche comme de droite, et à « cette fonction prestigieuse ». L’Assemblée nationale sera convoquée en session extraordinaire début juillet pour entamer les premières réformes promises par le président François Hollande.
Claude Bartolone avait soutenu la patronne du Parti socialiste, Martine Aubry, à la primaire socialiste pour la présidentielle. Il ne fait pas partie des proches du président François Hollande, mais il avait assuré s’être montré « utile et loyal » durant sa campagne.
Cruauté
Et comme le hasard ne fait pas toujours bien les choses, au cours de la séance inaugurale de l’Assemblée nationale, les députés étaient assis, une fois n’est pas coutume, par ordre alphabétique sur les bancs de l’hémicycle. Ce protocole a donné lieu à des situations jugées gênantes par des responsables de l’UMP. Ainsi Jean-François Copé, secrétaire général du parti, s’est-il retrouvé assis à côté de Gilbert Collard, député du Gard, un des deux élus étiquetés Front national à l’Assemblée nationale. Le député UMP Thierry Mariani s’est lui retrouvé assis à côté... de Marion Maréchal-Le Pen, députée du Vaucluse et petite-fille de Jean-Marie Le Pen, également nièce de Marine Le Pen, présidente du FN. « Pour ma première séance en 1993, j’étais assis à côté de Georges Marchais... Dix-neuf ans plus tard, le hasard alphabétique est encore plus “cruel”... », a ensuite lâché M. Mariani sur Twitter. Quant à M. Copé, il a choisi l’ironie : « Je n’ai pas de chance, je ne gagne jamais au loto, nous sommes 577 et je tombe à côté de lui », a-t-il souri devant un journaliste du Figaro.

