Joachim Löw, un sélectionneur aux anges. Patrick Stollartz/AFP
Privée de titre depuis 1996, la Nationalmannschaft a réalisé à Gdansk son match le plus maîtrisé depuis le début du tournoi, conclu par une large victoire (4-2) qui donne encore un peu plus de crédit à son statut de favori.
« C’est notre quatrième demi-finale dans une compétition majeure et c’est une performance remarquable », a lancé Joachim Löw, le sélectionneur allemand, rayonnant, devant les journalistes.
Le technicien de 52 ans, qui était adjoint de Jürgen Klinsmann il y a six ans avant d’emmener ses joueurs en finale de l’Euro 2008 et dans le dernier carré de la Coupe du monde 2010, connaît par cœur cette génération dorée.
« Nous avons l’équipe la plus jeune du tournoi et nous avons de grands projets », a confié Joachim Löw. Ses ambitions sont d’autant plus légitimes que son adversaire en demi-finale n’a pas montré la même sérénité en phase de poule.
La Mannschaft a bouclé le premier tour avec trois victoires en trois matches, soit le meilleur bilan des 16 équipes en lice, alors même que le pays figurait dans le « groupe de la mort » en compagnie des Pays-Bas, du Portugal, et du Danemark.
« Nous voulons continuer à gagner »
Au tour suivant, les Allemands ont fait la démonstration de leurs ressources en attaque en inscrivant trois buts en l’espace de treize minutes pour assommer des Grecs jamais prêts à abdiquer.
« Avant le tournoi, nous avons dit que nous voulions le titre, a déclaré Marco Reus du haut de ses 23 ans. Nous n’avons cessé de progresser et quiconque veut le trophée devra nous passer sur le corps. »
Sûr de ses forces, Joachim Löw avait fait, contre la Grèce, le pari de laisser sur le banc Mario Gomez, comeilleur buteur de l’Euro 2012 avec trois buts, pour donner sa chance à son aîné Misoslav Klose.
« Nous sommes une équipe coriace, nous avons deux joueurs pour chaque poste, et ça parle largement en notre faveur », a dit l’attaquant de 34 ans.
« C’est impressionnant si l’on jette un œil aux joueurs qui attendent sur le banc. Nous voulons continuer à gagner », a ajouté Miroslav Klose.
Les Allemands doivent toutefois rester sur leurs gardes avant d’affronter en demi-finales un adversaire qui risque d’être bien plus dangereux que la Grèce, une nation moyenne à l’échelle de l’Europe du football.
« Toutes les équipes en demi-finales sont désormais des candidates au titre », a prévenu Joachim Löw.
L’optimisme de la Mannschaft est partagé jusqu’au sommet du football allemand. « Cette équipe peut aller au bout », a déclaré Wolfgang Niersbach, le président de la fédération allemande.
(Source : Reuters)

