« Notre principal sujet d’inquiétude est le débordement de la crise (...) dans les pays voisins. Aucun pays n’est immunisé contre cette contagion en raison de la composition (de nos) sociétés (...) Si ce conflit se transformait en une guerre civile ou confessionnelle, l’Irak serait affecté, le Liban serait affecté, la Jordanie ne serait pas immunisée », tout comme la Turquie, a-t-il dit lors d’une conférence de presse à Bagdad aux côtés de ses homologues polonais, suédois et bulgare, en visite en Irak. « Nous ne voulons pas voir le chaos régner dans la région (...), c’est pourquoi l’Irak devrait avoir un mot (à dire), un rôle (à jouer) dans ce qui est en train de se passer en Syrie. Aucun pays ne peut ignorer ou contourner l’Irak dans ce contexte », selon lui.
Il a également précisé que Bagdad « était en contact permanent avec l’opposition », aussi bien le Conseil national syrien (principale coalition de l’opposition) que certains groupes armés. Mais, a-t-il martelé, « fournir au régime ou à l’opposition des armes conduira à aggraver et poursuivre la crise » en Syrie. Le gouvernement irakien a adopté une position plus modérée sur la question syrienne que les États sunnites du Golfe, en particulier le Qatar et l’Arabie saoudite qui ont défendu la livraison d’armes aux rebelles.
De son côté, selon un communiqué de son bureau, le vice-Premier ministre irakien Hussein Chahristani a indiqué aux trois ministres européens que l’Irak soutenait « les changements démocratiques » en Syrie, tout en exprimant son inquiétude au sujet d’extrémistes qui « essaient de pousser le peuple syrien dans un conflit confessionnel qui affectera la région ».
(Source : agences)

