Ira de Fürstenberg avec quelques-uns de ses objets chez Viviane Debbas.
Grande figure du gotha, ex-actrice des années 60 – elle a notamment été la partenaire sur grand écran de Robert Hossein, Peter Lawford, Anthony Quinn ou encore Klaus Kinski –, chargée un temps de la direction des relations publiques du couturier Valentino, Ira de Fürstenberg est aujourd’hui devenue créatrice d’objets précieux. Des bibelots qu’elle compose et recompose, au gré de sa fantaisie, à partir de pierres semi-précieuses qu’elle allie entre elles et fait monter sur du bronze, du marbre ou du métal doré. Des serre-livres, des presse-papiers, des coffres, des coupes, des chandeliers, des centres de table et des pièces ornementales diverses, dont une série de figures animalières inspirées de ses voyages exotiques. À l’instar de ces éléphants en cristal de roche parés de rangées de cabochons de jade et améthyste alternés, de ce poisson toujours en cristal recouvert de bronze doré incrusté d’émeraude et de corail, de cette coupe en porphyre sur laquelle viennent se poser (façon manches amovibles) des couples de grenouilles en jasper et cristal, ou encore de cette paire d’ours en jade foncé monté sur du bronze doré...
Il faut dire qu’en matière de bijoux et cailloux précieux, la dame, qui n’est pas née dans les choux, en connaît un rayon. Princesse de sang, Son Altesse Sérénissime Caroline Thérèse Virginie Galdina Pancrazia von Fürstenberg, dite Ira de Fürstenberg, confie avoir toujours « vécu entourée de beaux objets ». Que ce soit à Rome, où elle est née, Paris, Monaco ou Marbella... Où elle réside entre deux voyages.
Grande figure du gotha, cette « femme du monde », selon la formule consacrée, a des amis, forcément célèbres et fortunés, aux quatre coins de la planète. Et qui se déplace donc beaucoup pour les retrouver. Avec, à chaque fois, le casse-tête de trouver à ces « personnes qui ont tout des cadeaux différents et en quelque sorte personnalisés ». C’est ainsi que sont nées, il y a une douzaine d’années, ses premières créations destinées à ses amis. Des pièces originales et quasi uniques qui leur ont tellement plu que les commandes ont commencé à pleuvoir. « Notamment des commandes de célébrités. Là, d’ailleurs, j’en ai une à réaliser pour un chef d’État », indique-t-elle. De là à s’atteler à des séries pour des expositions, il n’y avait qu’un pas que la princesse jet-setteuse a franchi allègrement. Désormais, c’est au gré de ses expositions qu’elle se déplace de Gstaad à Hong Kong, Djakarta, Monaco ou Milan, en passant par... Beyrouth, où elle vient justement présenter une sélection de ses pièces animalières, florales et quelques-unes sur le thème des « vanités » (des crânes en cristal de roche et pierres de couleurs) à la galerie Viviane Debbas. Et, comme elle le fait souvent en tant que marraine de la fondation Children of Africa, elle reversera un pourcentage de la vente à l’association – libanaise – Himaya qui lutte contre la pédophilie, l’inceste et la maltraitance des enfants, promet-elle.
Puis, suivant le conseil de son fils qui lui répète sans arrêt : « Maman, il faut évoluer dans la vie, tu ne peux pas toujours faire les mêmes choses », elle passera à une nouvelle série d’objets sur le thème du « Profane et Sacré », qu’elle dévoilera bientôt à Milan !


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Impressionnant...
03 h 21, le 22 juin 2012