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Moyen Orient et Monde - Sommet

Le G20 évidemment au chevet de l’endémique crise de la dette

Hollande et Merkel veulent « plus d’Europe » pour régler les problèmes de... l’Europe.

Barack Obama et les dirigeants européens hier. Moncloa/Diego Crispo/AFP

Les dirigeants du G20 réunis au Mexique ont tenté hier de convaincre les marchés financiers que la zone euro était en mesure de jeter les bases d’une refonte de son système bancaire, dans l’optique de régler l’interminable crise de la dette souveraine et de restaurer la confiance. À plusieurs reprises, le principe d’une intégration du secteur bancaire à l’échelle européenne a été évoqué afin de briser la « boucle » qui lie pour l’instant les États souverains et les banques, dont les coûteuses recapitalisations se traduisent par un creusement des déficits publics.
Le président français François Hollande a reconnu la responsabilité des Européens dans la résolution de la crise de la dette, déclarant que le Fonds monétaire international n’avait pas vocation à renflouer la zone euro même s’il peut être mis à contribution pour des pays en grande difficulté comme la Grèce.
« La France et l’Allemagne ont conscience que la réponse à la crise qui ébranle les pays de la zone euro ne peut venir de l’extérieur. Il n’est pas acceptable que des pays qui font des efforts comme l’Italie, qui redressent leurs comptes publics, aient des taux d’intérêt au-dessus de 7 % », a-t-il ajouté, citant également l’Espagne en exemple. François Hollande a en outre indiqué s’être entretenu avec la chancelière allemande Angela Merkel. « Nous pouvons avoir des points de vue qui diffèrent (...) mais nous avons, Mme Merkel et moi-même, la conscience que c’est l’Europe qui doit avoir sa propre réponse. Elle ne doit pas nous être donnée de l’extérieur », a-t-il dit. « Les marchés attendent de nous que nous coopérions plus étroitement. J’ai insisté sur le fait que nous avions besoin de plus d’Europe et d’une coopération plus profonde », a lancé de son côté la chancelière. La crise des 17 pays de la zone euro a monopolisé les débats du groupe des 20 pays les plus industrialisés et des puissances émergentes (G20) entamés lundi à Los Cabos, au Mexique. Le sérieux des sujets abordés et les inquiétudes sur l’état de l’économie mondiale contrastaient avec l’ambiance estivale de la cité balnéaire de Basse-Californie baignée de soleil où poussent les cactus et frémissent les vagues du golfe de Cortes.
Un projet de communiqué final indique que les pays de la zone euro sont invités à « prendre toutes les mesures politiques nécessaires pour préserver l’intégrité et la stabilité de la zone euro, y compris en matière de fonctionnement des marchés financiers et en brisant la boucle qui lie les États souverains et les banques ».

Impossible unanimité
Une réunion entre Barack Obama et des dirigeants européens – François Hollande, l’Allemande Angela Merkel, le Britannique David Cameron, l’Italien Mario Monti, l’Espagnol Mariano Rajoy, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et celui du Conseil européen Herman Van Rompuy – s’est tenue à la mi-journée, à la demande du président américain. Dans un message vidéo diffusé sur Internet, Herman Van Rompuy s’engage au nom des Européens à « approfondir notre union économique et monétaire afin que nous montrions au reste du monde et aux marchés que l’euro et la zone euro sont des projets irréversibles ». À la différence de la déclaration finale du précédent G20, à Cannes en novembre, le texte de Los Cabos ne mentionne pas de projet de taxe sur les transactions financières, à laquelle sont opposés des pays comme la Grande-Bretagne et le Japon. François Hollande a dit voir dans cette absence une incitation à œuvrer à des niveaux plus limités, européen par exemple, dans le cadre d’une coopération renforcée.
Sur cette question, « il ne faut pas chercher l’unanimité. Elle est impossible, ou alors on est dans l’ordre du vœu pieux. Ce sera donc de la responsabilité de certains pays qui sont convaincus de l’utilité de cet instrument, du rendement qui peut être le sien, d’avancer. Soit au sein de l’Europe par une coopération renforcée, soit par une mise en place d’un outil commun avec des pays de plusieurs continents ».
(Source : Reuters)
Les dirigeants du G20 réunis au Mexique ont tenté hier de convaincre les marchés financiers que la zone euro était en mesure de jeter les bases d’une refonte de son système bancaire, dans l’optique de régler l’interminable crise de la dette souveraine et de restaurer la confiance. À plusieurs reprises, le principe d’une intégration du secteur bancaire à l’échelle européenne a été évoqué afin de briser la « boucle » qui lie pour l’instant les États souverains et les banques, dont les coûteuses recapitalisations se traduisent par un creusement des déficits publics.Le président français François Hollande a reconnu la responsabilité des Européens dans la résolution de la crise de la dette, déclarant que le Fonds monétaire international n’avait pas vocation à renflouer la zone euro même s’il...
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