Les forces de sécurité israéliennes patrouillant sur les lieux de l’attaque hier. Amir Cohen/Reuters
Le commando s’est ainsi attaqué à un convoi de véhicules transportant des Israéliens travaillant à la construction de la clôture frontalière avec le Sinaï égyptien tôt le matin, selon une porte-parole de l’armée israélienne, Avital Leibovich. Les véhicules ont été touchés par un engin explosif et par des tirs de RPG et de kalachnikov. L’un des véhicules s’est renversé, provoquant la mort d’un ouvrier, identifié par le ministère de la Défense comme Saïd Fachafcheh, un Arabe israélien de Haïfa. Accourus sur les lieux, les soldats israéliens « ont repéré le commando et ont ouvert le feu. Il y a eu une énorme explosion », a ajouté la porte-parole, précisant que l’un des membres du commando portait des explosifs sur lui. « Nous n’excluons pas qu’une partie du commando soit retournée du côté égyptien, comme cela s’est passé en août », a-t-elle souligné, en référence à une précédente attaque lancée à partir de l’Égypte.
« Au cours de l’accrochage, deux terroristes ont été tués. L’opération était très probablement dirigée contre des citoyens israéliens et les travailleurs construisant notre barrière de sécurité à la frontière égyptienne », a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, cité dans un communiqué officiel. « Si nous n’avions pas décidé il y a deux ans de construire la barrière, nous ferions face à une vague d’immigrés clandestins et de terrorisme », a-t-il affirmé, qualifiant l’édification de l’ouvrage d’ « intérêt national supérieur ».
Le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, a pour sa part assuré qu’aucun groupe palestinien n’était impliqué dans l’attaque d’hier, rappelant que « les mouvements de résistance palestiniens ont affirmé que la résistance se concentrait sur l’intérieur du territoire palestinien et contre l’occupation israélienne et ne se déplaçait pas à ce stade hors des frontières de la patrie palestinienne ». Le gouvernement israélien a, lui, exhorté l’Égypte à reprendre en main le Sinaï, qui échappe largement au contrôle des autorités depuis la chute de Hosni Moubarak en février 2011. « La situation dans le Sinaï est devenue un problème de sécurité et ce qui s’est passé aujourd’hui constitue une nouvelle étape dans l’escalade (...). Il s’agit d’un grand défi » pour le nouveau président issu de l’élection de samedi et dimanche, a affirmé le vice-Premier ministre israélien, Shaul Mofaz, espérant arriver à « un dialogue sécuritaire entre militaires avec les Égyptiens ».
Parallèlement, quatre Palestiniens accusés par l’armée israélienne d’implication dans des attaques à partir de la bande de Gaza, deux dans des tirs de roquettes et deux combattants du mouvement radical Jihad islamique soupçonnés de participation à « de récents tirs de fusil de précision », ont été tués dans deux raids aériens dans le nord du territoire, près de la frontière israélienne.
Enfin, hier après-midi, une roquette tirée de Gaza s’est abattue en Israël sans faire ni victime ni dégât, selon la police israélienne.
(Source : AFP)

