Après des débuts poussifs lors du Game I de la finale NBA, Lebron James, auteur de 32 points, 8 rebonds et 5 passes décisives, a sonné la révolte du Heat qui s’impose sur le parquet d’OKC 100-96. Mike Ehrmann/AFP
Dans le sillage d’un LeBron James en confiance (32 points, 8 rebonds, 5 passes), c’est tout le Big Three qui a été au rendez-vous pour Miami. Dwyane Wade a fait oublier son médiocre match n° 1 avec 24 points (50 % de réussite aux tirs), 6 rebonds et 5 passes. Et Chris Bosh a très bien négocié sa première titularisation depuis plus d’un mois, avec 16 points et 17 rebonds. Avec l’aide inestimable d’un Shane Battier (17 points, comme au premier match) qui a poignardé OKC à trois points (5 sur 7) et a encore été un poison en défense, Miami a pu contenir le retour au score d’Oklahoma, mené de 11 points à l’entame du dernier quart temps mais revenu à seulement 2 points à dix secondes de la fin après un festival de Kevin Durant, la vedette du Thunder. À côté du sujet jusqu’à la mi-temps (6 points,) le triple meilleur marqueur de la saison en NBA (2010, 2011, 2012) a retrouvé le tempo dans le dernier quart temps (16 points) et a mis Miami à portée de fusil du Thunder (98-96) avec un panier à trois points dans la foulée d’une perte de balle de Wade, dans une ambiance infernale avec 18 000 spectateurs en fusion.
« Identité »
Après un échec de LeBron James à trois points, Durant a toutefois manqué le panier de l’égalisation, malgré une possible faute de James sur l’action. « J’ai juste manqué mon tir, c’est tout », s’est contenté de dire Durant, qui n’a pas souhaité polémiquer. James n’a ensuite pas tremblé pour conclure le match sur deux lancers francs après une faute de Russell Westbrook, qui a marqué 27 points, 8 rebonds et 7 passes mais avec encore énormément de déchets (10 sur 25 aux tirs).
Miami a construit son succès dans la raquette, avec 48 points – soit près de la moitié de son score – récoltés sous le panneau grâce à des pénétrations agressives, notamment de James et Wade, et des rebonds offensifs clés (8 pour Bosh). « Nous avons un peu plus joué selon notre identité, a déclaré l’entraîneur de Miami Erik Spoelstra. On avait été dominé dans le jeu musclé au premier match, ce n’est pas une coïncidence que nous ayons réagi. »
Puni dans la « peinture », malgré les 5 contres de Serge Ibaka, Oklahoma City a aussi payé son début de match catastrophique (5 sur 20 aux tirs au premier quart temps, soit 25 % de réussite, et quatre pertes de balle), symbolisé surtout par la stérilité offensive de ses vedettes Durant et Westbrook (5 sur 19 pour 15 points à eux deux à la mi-temps). « Plus que de savoir s’il y a une faute sur Kevin sur le dernier shoot, je préfère comprendre ce qu’il s’est passé dans les six ou sept premières minutes du match, nous n’avons pas joué notre basket », a d’ailleurs indiqué le coach du Thunder Scott Brooks.


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