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Moyen Orient et Monde - Grèce

À J-3 des législatives, le duel droite-gauche à son paroxysme

À trois jours de législatives cruciales en Grèce, l’affrontement entre la Nouvelle Démocratie (ND) à droite et la coalition de la gauche radicale Syriza est à son comble sur fond de crise économique.
Pour les deux adversaires dont les partis sont au
coude-à-coude, Antonis Samaras, chef de la ND, 61 ans, et Alexis Tsipras, du Syriza, 37 ans, « la renégociation » du plan de rigueur est une condition sine qua non de la sortie de leur pays de la crise. Cette renégociation vise surtout à réduire les mesures d’austérité, imposées depuis 2010, année du déclenchement de la crise de la dette, et qui ont conduit à l’aggravation de la récession. Tant M. Samaras que M. Tsipras misent donc sur « un changement » des politiques d’austérité en Europe, qui n’ont pas abouti à endiguer la crise, l’Espagne en étant le plus récent exemple, rappelle le chef du Syriza.
Ce dernier affiche toutefois un discours antirigueur beaucoup plus dur que celui de M. Samaras, qui se veut le garant du « maintien du pays dans la zone euro » et de la « stabilité », affirmant que le programme de la gauche radicale conduit à « la catastrophe ». Accusant M. Tsipras de vouloir « dénoncer unilatéralement le mémorandum (plan de rigueur) et donc de conduire le pays (à un retour) à la drachme », M. Samaras a assuré au cours d’une conférence de presse que son parti était » la seule force capable de former un gouvernement, avant d’ajouter qu’« un retour à la drachme » contraindrait la Grèce à subir « dix mémorandums ».
M. Tsipras, qui avait hier soir son dernier rendez-vous électoral dans le centre d’Athènes, rétorque qu’il va « tout faire pour maintenir le pays dans l’euro ». Dans l’immédiat, M. Tsipras continue également de ne voir que deux solutions, « soit un gouvernement ayant comme noyau la droite, soit la gauche », excluant toute coopération avec les conservateurs ou les socialistes du Pasok.
Arrivant à la troisième place après une défaite historique le 6 mai, le Pasok (socialiste) est considéré comme l’artisan des négociations du plan de rigueur après deux ans passés au pouvoir. Leur chef Evangelos Venizelos, ex-ministre des Finances, a appelé mercredi, au cours de son dernier rassemblement électoral à Athènes, à « un gouvernement d’union nationale » pour sortir de l’impasse. M. Samaras, qui clôt sa campagne ce soir par un discours en plein air devant le Parlement à Athènes, est également en faveur d’un gouvernement d’union nationale, dans le cas où il n’obtiendrait pas la majorité absolue dimanche.
À trois jours de législatives cruciales en Grèce, l’affrontement entre la Nouvelle Démocratie (ND) à droite et la coalition de la gauche radicale Syriza est à son comble sur fond de crise économique.Pour les deux adversaires dont les partis sont au coude-à-coude, Antonis Samaras, chef de la ND, 61 ans, et Alexis Tsipras, du Syriza, 37 ans, « la renégociation » du plan de rigueur est une condition sine qua non de la sortie de leur pays de la crise. Cette renégociation vise surtout à réduire les mesures d’austérité, imposées depuis 2010, année du déclenchement de la crise de la dette, et qui ont conduit à l’aggravation de la récession. Tant M. Samaras que M. Tsipras misent donc sur « un changement » des politiques d’austérité en Europe, qui n’ont pas abouti à endiguer la crise, l’Espagne en étant...
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