« Je lui ai demandé quel serait le substitut. Il m’a répondu : l’armée (...) Je vous laisse donc le loisir d’apprécier si l’armée peut effectivement se substituer à la résistance », a-t-il dit à l’adresse des journalistes. Prié de commenter l’approbation faite par le chef du Front de la lutte nationale, Walid Joumblatt, de la politique de la mise à l’écart du Liban par rapport à la crise syrienne, il a répondu qu’« il s’agit d’une prise de position qui ne diffère en rien des autres ».
Quant à la dégradation de la situation à la frontière entre la Syrie et le Liban, M. Aoun a soutenu que ce qui se passe dans ces localités « porte atteinte à la souveraineté du Liban et aux accords signés entre le Liban, la Syrie et la Ligue arabe ».
« Si nous voulons prendre nos distances par rapport à ce qui se passe en Syrie, il faut se rappeler que le Akkar, la région de Qaa et Tripoli se trouvent en territoire libanais », a-t-il dit, soulignant qu’« il faut prendre garde à ce qui se passe chez nous ».
Le chef du CPL a en outre été invité à répondre à une question portant sur les incursions syriennes en territoire libanais. « Il faut d’abord voir ce qui se passe là-bas et on en reparlera ensuite. D’ailleurs, nous allons informer tous les participants à la table de dialogue de la situation aux frontières et, ensuite, que chacun assume ses responsabilités. »
Évoquant enfin la question sécuritaire au Liban-Nord, il a affirmé que « la campagne menée contre l’armée est destinée à généraliser le chaos en vue d’une mainmise sur la localité pavant la voie à la création d’une zone tampon ».
Les armes du Hezbollah
Par ailleurs, le membre du bloc du Changement et de la Réforme, Youssef Khalil, a estimé que le principe du « dialogue autour de l’arsenal du Hezbollah n’est pas rejeté à condition qu’il s’agisse d’un dialogue rationnel ». D’après lui, les armes que possède le parti chiite sont « stratégiques ». « Par conséquent, on ne peut en discuter que dans le cadre d’une stratégie défensive. » Et d’assurer que ces armes « ne sont pas utilisées contre les Libanais » avant de nuancer ses propos : « Le fait qu’il y ait eu des erreurs ne justifie pas les attaques menées contre les armes. Si le Liban devenait un jour une grande puissance capable de défendre n’importe quel État voisin tel que l’Iran, ce serait une source de fierté pour le Liban », a-t-il dit.
Le chef du parti al-Tawhid, Wi’am Wahhab, a espéré pour sa part que le dialogue interlibanais puisse servir à souligner l’importance que le Liban soit doté d’une résistance. « S’ils viennent à la table de dialogue animés d’une volonté sincère d’édifier une stratégie défensive fondée sur la généralisation de l’expérience de la résistance à l’ensemble de l’État (...), nous pourrons alors aboutir à des résultats. »
Pour le membre du bloc parlementaire de la Libération et du Développement, Yassine Jaber, le dialogue est l’unique voie destinée à préserver la coexistence.


Une irrépressible envie de "vomir" qui prend tout d’un coup ; comme par hasard !
11 h 02, le 14 juin 2012