Couvre-feu en Tunisie après des violences salafistes
OLJ /
le 13 juin 2012 à 00h14
De violents affrontements ont opposé les policiers à des salafistes et des casseurs, lundi dans la nuit, à Tunis. Photo AFP
Un couvre-feu nocturne a été décrété hier en Tunisie après une vague de violences sans précédent dans tout le pays impliquant des groupes de salafistes et de casseurs, qui ont attaqué des postes de police et des bâtiments administratifs. Le couvre-feu, annoncé dans la soirée, est en vigueur de 21h00 à 05h00 et couvre le « Grand Tunis » (qui comporte quatre gouvernorats) et les gouvernorats de Sousse (Est), Monastir (Est), Jendouba (Nord-Ouest) et Medenine (Sud), selon un communiqué du Premier ministre. C’est la première fois depuis mai 2011 que la capitale tunisienne est soumise à un couvre-feu. L’état d’urgence est toujours en vigueur dans le pays depuis le soulèvement qui a abouti à la chute de Ben Ali le 14 janvier 2011. Cette mesure fait suite à une série de violences qui ont éclaté simultanément dans plusieurs régions du pays dans la nuit de lundi à mardi et qui se sont poursuivies dans la journée de mardi. Les troubles seraient liés à une exposition à La Marsa (banlieue nord de Tunis), qui s’est tenue du 2 au 10 juin et dont des œuvres ont été jugées offensantes pour l’islam. Les cités populaires de l’ouest de la capitale, mais aussi sa banlieue chic du nord, se sont embrasées, et ont été le théâtre d’affrontements violents entre des groupes d’islamistes radicaux et de casseurs et les forces de l’ordre. Les troubles ont fait une centaine de blessés, dont 65 membres des forces de l’ordre, et plus de 160 personnes ont été arrêtées, selon le gouvernement, qui a dénoncé des « actes terroristes » et promis que les assaillants seraient jugés en vertu des lois antiterroristes de 2003 établies sous Ben Ali. Tout en niant toute implication dans les violences, le mouvement salafiste Ansar al-Charia a appelé « tous les Tunisiens » à manifester vendredi prochain après la prière. Dans une vidéo circulant sur Facebook, un leader radical a appelé « au soulèvement ». Le groupe parlementaire islamiste Ennahda, qui domine l’Assemblée constituante tunisienne, a sauté sur l’occasion pour annoncer qu’il allait œuvrer à inscrire dans la future Constitution le principe d’interdiction d’atteinte au sacré.
Un couvre-feu nocturne a été décrété hier en Tunisie après une vague de violences sans précédent dans tout le pays impliquant des groupes de salafistes et de casseurs, qui ont attaqué des postes de police et des bâtiments administratifs. Le couvre-feu, annoncé dans la soirée, est en vigueur de 21h00 à 05h00 et couvre le « Grand Tunis » (qui comporte quatre gouvernorats) et les gouvernorats de Sousse (Est), Monastir (Est), Jendouba (Nord-Ouest) et Medenine (Sud), selon un communiqué du Premier ministre. C’est la première fois depuis mai 2011 que la capitale tunisienne est soumise à un couvre-feu. L’état d’urgence est toujours en vigueur dans le pays depuis le soulèvement qui a abouti à la chute de Ben Ali le 14 janvier 2011.Cette mesure fait suite à une série de violences qui ont éclaté simultanément dans...
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