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Moyen Orient et Monde - Révolte

Les observateurs de l’ONU sur les lieux du massacre d’al-Koubeir

Les manifestations antirégime à nouveau réprimées dans le sang : au moins 47 tués hier.
Les observateurs de l’ONU sont finalement arrivés hier sur les lieux du massacre d’al-Koubeir, en Syrie. « La mission de supervision de l’ONU en Syrie a envoyé des équipes d’observateurs dans les villages d’al-Koubeir et de Rastan aujourd’hui pour enquêter sur place », a indiqué le porte-parole de l’ONU, Martin Nesirky. « Nous ne donnerons aucun détail jusqu’au retour des équipes » à leur base, a-t-il ajouté. Les observateurs de l’ONU « se sont d’abord rendus au village (voisin) de Maarzaf, où les victimes ont été enterrées, puis à al-Koubeir pour inspecter les dégâts », avait auparavant indiqué un militant à Hama, Abdel Karim al-Hamoui. « Des soldats à un barrage à Maarzaf ont intimé l’ordre aux habitants de ne pas parler aux observateurs sous peine de représailles », a-t-il ajouté.
Paul Danahar, un journaliste de la BBC accompagnant le convoi de l’ONU, a raconté sur Twitter avoir vu deux habitations ravagées par le feu dans ce petit hameau, sans aucun signe de vie. « L’odeur nauséabonde de chair brûlée y est toujours très forte. Il y a beaucoup de sang dans l’une des pièces et des morceaux de chair sont visibles parmi les affaires éparpillées. Même le bétail a été tué et les carcasses pourrissent au soleil », a-t-il dit. Des militants ont aussi assuré à M. Danahar que les dépouilles avaient été évacuées par les forces gouvernementales jeudi, au moment où, selon l’ONU, des barrages de l’armée et des « tirs à l’arme légère » empêchaient les observateurs de parvenir au village.
Dans le même temps, des milliers de Syriens ont manifesté à travers le pays contre le régime de Bachar el-Assad, tout en exprimant leur exaspération à l’égard de la communauté internationale, impuissante à faire cesser les violences. Pour hier, le slogan des militants antirégime était « Révolutionnaires et commerçants, main dans la main jusqu’à la victoire », une apparente tentative de convaincre les hommes d’affaires et la bourgeoisie encore peu mobilisés de se joindre à la contestation. « Nous ne voulons plus de (révolte) pacifique ! Nous avons des balles et des kalachnikovs ! » ont crié les manifestants à Kafar Zita, dans la province de Hama, tandis qu’une pancarte dénonçait : « Réunions, décisions, initiatives, et le peuple syrien est encore massacré. »
Parallèlement, les opérations de répression et les combats entre soldats et rebelles se poursuivaient, faisant au moins 47 morts hier, selon diverses sources. L’armée a tiré pour disperser les manifestants qui ont défilé dans de nombreuses villes, faisant plusieurs blessés dans les provinces de Hama, Deir ez-Zor et Bou-Kamal, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Des rassemblements ont également eu lieu à Damas, malgré des mesures de sécurité draconiennes. Des habitants de la capitale ont rapporté que des fusillades nourries ont éclaté entre les forces gouvernementales et des rebelles. Ils ont dit qu’ils se terraient chez eux en raison du crépitement des armes à feu dans les rues. Une vidéo censée avoir été tournée à Mezzé montre des colonnes de fumée noire s’élever au-dessus de bâtiments tandis que résonnent des fusillades. Plus tôt en journée, un attentat à la voiture piégée perpétré dans le faubourg damascène de Koudsia a tué au moins deux membres des forces de sécurité, ont rapporté des opposants. Enfin, selon l’OSDH, les troupes syriennes tentaient de prendre d’assaut le quartier rebelle de Khaldiyé, dans la ville de Homs, après l’avoir violemment bombardé.
(Source : agences)
Les observateurs de l’ONU sont finalement arrivés hier sur les lieux du massacre d’al-Koubeir, en Syrie. « La mission de supervision de l’ONU en Syrie a envoyé des équipes d’observateurs dans les villages d’al-Koubeir et de Rastan aujourd’hui pour enquêter sur place », a indiqué le porte-parole de l’ONU, Martin Nesirky. « Nous ne donnerons aucun détail jusqu’au retour des équipes » à leur base, a-t-il ajouté. Les observateurs de l’ONU « se sont d’abord rendus au village (voisin) de Maarzaf, où les victimes ont été enterrées, puis à al-Koubeir pour inspecter les dégâts », avait auparavant indiqué un militant à Hama, Abdel Karim al-Hamoui. « Des soldats à un barrage à Maarzaf ont intimé l’ordre aux habitants de ne pas parler aux observateurs sous peine de représailles », a-t-il...
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