M. Omar Karamé s’adressant à la presse. Photo Hassan Assal
Dans une conférence de presse tenue pour commémorer ce jour, M. Karamé a renouvelé hier son appel à une révision de la loi d’amnistie votée en 2005 en faveur du chef des FL, Samir Geagea, qu’il a une fois de plus accusé d’être « l’assassin » de son frère.
M. Karamé a saisi l’occasion pour se plaindre par ailleurs de l’action du gouvernement en place, dont pourtant son fils, Fayçal, est membre. « Le Liban est aujourd’hui en voie de destruction, car qu’en restera-t-il si les institutions et les lois s’effondrent ? » a-t-il dit, avant d’ajouter : « Qu’attend donc le gouvernement pour agir, et de façon urgente, pour trouver des solutions aux problèmes et assurer un minimum de sécurité économique et sociale ? »
« La politique consistant à rester à l’écart ne saurait être utilisée pour fuir les crises intérieures, ignorer les atteintes au prestige de l’État et s’abstenir de prendre la défense de l’armée », a encore dit M. Karamé, se montrant, d’autre part, sceptique quant aux chances de succès du dialogue auquel a appelé le président de la République, Michel Sleiman, et réclamant l’adoption de la proportionnelle aux élections législatives.
Les propos de M. Karamé ont suscité une virulente réplique du parti des Forces libanaises.
« Même si les circonstances aujourd’hui sont dominées, dans les rangs des FL, par les adieux à un député du Liban, Farid Habib (décédé jeudi), une réponse aux déclarations de l’ancien Premier ministre Omar Karamé se révèle nécessaire, après sa demande de révision de la loi d’amnistie en faveur de Samir Geagea », souligne un communiqué des FL.
Dans cette réponse, les FL renouvellent leur demande d’ouverture de « tous les dossiers liés à la guerre libanaise ».
« Les FL n’accordent aucune valeur ni à une loi d’amnistie (sur les crimes de la guerre de 1975-1990) ni à des procès qui se sont déroulés durant une période nulle et non avenue (la période de la tutelle syrienne) et sur des bases nulles et non avenues », indique le texte. « En échange de quoi, elles réclament d’Omar Karamé qu’il questionne la sincérité de son patriotisme et revienne aux principes de (son père) Abdel Hamid Karamé qui, s’il était vivant, ne serait pas resté un instant avec ceux que soutient aujourd’hui (Omar) Karamé afin de récolter des miettes », ajoute le communiqué, accusant implicitement le régime syrien d’être responsable des meurtres et autres exactions commis durant la guerre.
« Il faut réviser la loi d’amnistie générale tronquée, promulguée après Taëf, afin de rouvrir tous les dossiers de la guerre sans exception aucune et en finir avec la haine », conclut le texte.


Le vieux Omar Karamé, on l'allèche avec des promesses, vides bien sûr, pour sa progéniture.
13 h 44, le 02 juin 2012