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Lifestyle - Compétition

Anand conserve son titre de champion du monde d’échecs

L’Indien a pris l’avantage sur l’Israélien Boris Gelfand lors d’un tie-break à Moscou.

L’Indien Viswanathan Anand et l’Israélien Boris Gelfand s’affrontant à la galerie Tretiakov. Kirill Kudryavtsev/AFP

L’actuel champion du monde d’échecs, l’Indien Viswanathan Anand, a de nouveau conservé son titre après une victoire hier sur l’Israélien Boris Gelfand lors d’un intense tie-break dans la galerie Tretiakov de Moscou.
Le joueur indien, qui avait gagné le titre une première fois en 2000 et l’avait repris en 2007 pour ne plus le perdre depuis, l’a emporté en gagnant une des quatre parties du tie-break. Les trois autres se sont soldées par des matches nuls. Le match a été « incroyablement tendu », a déclaré M. Anand lors de la conférence de presse suivant le tie-break. « Je suis vraiment trop tendu pour être heureux, mais il y a du soulagement », a-t-il ajouté, précisant ne s’être jamais considéré comme le favori.
Le tie-break, un véritable combat d’endurance psychologique, où la tactique et la rapidité sont essentielles, consiste en des séries de matches où le temps de réflexion attribué à chaque joueur est limité. Dans la première série de quatre matches du tie-break, qui met un terme au championnat en cas de victoire d’un des participants, les joueurs disposent chacun pour chaque partie de 25 minutes de réflexion au total. M. Anand a remporté le deuxième match de la série alors qu’il jouait les blancs. Fidèle à sa réputation, celui qui est surnommé « le gosse éclair » a joué ses coups à une cadence rapide et a su prendre l’avantage sur Boris Gelfand. À la fin du match, le joueur israélien n’avait en effet plus que quelques secondes de jeu disponibles, ce qui lui laissait moins de temps pour réfléchir et peaufiner sa stratégie. Revenant sur sa défaite, M. Gelfand a regretté son manque de rapidité. « Comme dans toutes les parties, je pense que le facteur décisif a été ma gestion pas la plus judicieuse du temps », a-t-il admis. Pour avoir remporté le championnat du monde, Anand va recevoir 1,5 million de dollars, et M. Gelfand un million.
Moscou a accueilli pour la première fois le championnat du monde d’échecs depuis une rencontre légendaire en 1984-1985 entre les Soviétiques Gary Kasparov et Anatoli Karpov, grands maîtres internationaux de cette discipline. Les organisateurs ont décidé d’ajouter de la dramaturgie à l’événement en l’installant dans la superbe galerie Tretiakov, non loin du Kremlin.
Néanmoins, plusieurs observateurs se sont déclaré déçus par le championnat et son avalanche de matches nuls. Présent lors d’un match, Gary Kasparov avait d’ailleurs critiqué la sélection des joueurs et le niveau de la compétition, estimant que le champion du monde indien avait « perdu l’intérêt pour ce jeu » et avait « peur de perdre ». M. Anand, 42 ans, n’est classé que quatrième joueur mondial, n’ayant pas gagné de tournoi au cours des trois dernières années. Il avait défendu son titre de champion du monde pour la dernière fois en 2010 contre le Bulgare Veselin Topalov.

            (Source : AFP)
L’actuel champion du monde d’échecs, l’Indien Viswanathan Anand, a de nouveau conservé son titre après une victoire hier sur l’Israélien Boris Gelfand lors d’un intense tie-break dans la galerie Tretiakov de Moscou.Le joueur indien, qui avait gagné le titre une première fois en 2000 et l’avait repris en 2007 pour ne plus le perdre depuis, l’a emporté en gagnant une des quatre parties du tie-break. Les trois autres se sont soldées par des matches nuls. Le match a été « incroyablement tendu », a déclaré M. Anand lors de la conférence de presse suivant le tie-break. « Je suis vraiment trop tendu pour être heureux, mais il y a du soulagement », a-t-il ajouté, précisant ne s’être jamais considéré comme le favori.Le tie-break, un véritable combat d’endurance psychologique, où la tactique et la...
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