Le prix SNCF du polar dans la catégorie roman a été décerné au Britannique S.J. Watson pour Avant d’aller dormir (Sonatine), histoire machiavélique d’une femme qui se réveille chaque jour sans mémoire et se retrouve piégée par les obscurs desseins de son entourage.
Premier roman de cet écrivain de 39 ans, Avant d’aller dormir est paru dans plus de 35 pays et le réalisateur britannique Ridley Scott (Alien, Gladiator, Prometheus...) en a acheté les droits d’adaptation cinématographique. Steve J. Watson vit à Londres et a travaillé au sein du NHS (système de santé public du Royaume-Uni) pendant plusieurs années.
Cette distinction est devenue en douze ans le premier prix de lecteurs en France, indiquent les organisateurs.
Le lauréat reçoit une dotation en billets de train et son ouvrage bénéficie d’une campagne de promotion.
Depuis 2000, la SNCF propose à ses clients et aux internautes de découvrir de nouveaux talents et d’élire le meilleur roman policier de l’année. Les lecteurs intéressés s’inscrivent gratuitement sur polar.sncf pour défendre le livre qu’ils préfèrent dans une sélection élaborée par un comité d’experts. Pour cette édition, plus de 11 000 votes ont été recueillis tout au long de l’année.
Pour la première fois, le prix s’étend cette année à la BD et au cinéma.
La bande dessinée polar ayant reçu le plus grand nombre de voix est Grandville mon amour (Milady), album à grand spectacle et déjanté du Britannique Bryan Talbot.
Le court-métrage plébiscité est L’Accordeur d’Olivier Treiner (2425 Films), réalisé en 2010, avec Grégoire Leprince-Ringuet, Danielle Lebrun et Grégory Gadebois. Il a a obtenu le César du meilleur court-métrage en février et a été diffusé sur France 3 en mars.
Les romanciers Franck Thilliez, avec La chambre des morts, ou l’Anglaise Mo Hayder, auteure notamment des best-sellers Birdman et Tokyo, ont été révélés au public français grâce au prix du Polar.
Le Roman-News à Boualem Sansal pour « Rue Darwin »
Le prix Roman-News, qui couronne un livre au cœur de l’actualité, a été attribué à l’écrivain algérien Boualem Sansal pour Rue Darwin (Gallimard).
Né en 1949, Boualem Sansal vit à Boumerdès, près d’Alger. Son dernier roman, Le village de l’Allemand, a été récompensé par le Grand Prix RTL-Lire, le Grand Prix SGDL du roman et le Grand Prix de la francophonie 2008.
L’écrivain qui lutte pour la liberté de parole, de culture et de religion dans son pays a aussi obtenu en octobre le prix de la Paix de la foire du livre de Francfort.
L’auteur algérien vient d’effectuer un voyage en Israël où il participait au Festival international des écrivains de Jérusalem, suscitant de nombreuses critiques dans le monde arabe, rappellent les organisateurs, le magazine Stiletto et Publicisdrugstore.
Plusieurs de ses ouvrages sont interdits dans son pays.
Dans Rue Darwin, paru en août 2011, Boualem Sansal emporte le lecteur dans un récit dont les héros sont les Algériens, déchirés entre leur patrie et une France avec qui les comptes ne sont toujours pas soldés. Et il parvient à introduire tendresse et humour dans ce portrait d’une douleur identitaire, génératrice de chaos politique et social.
Une figure domine : celle de Lalla Sadia, toute-puissante grand-mère dont la fortune s’est bâtie à partir du florissant bordel jouxtant la maison familiale. C’est là que Yazid a été élevé, avant de partir pour Alger. L’histoire de cette famille hors norme traverse la grande histoire de l’Algérie, des années cinquante à nos jours.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef