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Culture

Quand la danse bloque...

Deux musiciens et une danseuse, Khouloud Yassine, offrent un trio d’artistes sur les planches du Monnot, explorant rythme et mouvement. Plus expérimental que convaincant.
Sur une scène nue, avec fond blanc et porte fermée, s’installent, pieds nus et vêtus de noir, Raed el-Khazen et Khaled Yassine. Guitare électrique et percussions pour une musique battant rythmes et cadences signés Khaled Yassine. Arrive Khouloud Yassine, elle aussi pieds nus, jupette bleu marine en pagne, fendue jusqu’au haut des cuisses, cheveux en catogan bas et blouse en soie bleue à col bateau.
Sage tenue d’une danseuse qui a baptisé son tour de danse Entre-temps II. Histoire de sonder, en une série de modules, le mouvement «glissentar» et percussions à travers temps et espace. Jeux de jambes, de mains, d’épaules, de clavicules et quelques déhanchements pour ce dire dansé, répétitif et presque
obsessionnel, vidé de toute âme, de toute charge émotionnelle, d’une mécanique aux vagues approches sensuelles.
Le corps et la musique sont ici soumis à des correspondances alliant expressions corporelles et élément mélodique. Si la musique a des moments de beauté (pulsation en douce, rythmes de sable qui crisse, cordes au lyrisme exacerbé et orientalisant), elle pêche parfois par un ton trop dru et fort. Tout en tentant de lui emboîter le pas et de l’interpréter, la danse reste une chair à l’éclat presque terne, car statique et répétitive, c’est-à-dire dans sa parcimonie à s’exprimer, privée d’éléments essentiels, notamment ceux du rêve et de l’imagination...

E. D.
Deux musiciens et une danseuse, Khouloud Yassine, offrent un trio d’artistes sur les planches du Monnot, explorant rythme et mouvement. Plus expérimental que convaincant.Sur une scène nue, avec fond blanc et porte fermée, s’installent, pieds nus et vêtus de noir, Raed el-Khazen et Khaled Yassine. Guitare électrique et percussions pour une musique battant rythmes et cadences signés Khaled Yassine. Arrive Khouloud Yassine, elle aussi pieds nus, jupette bleu marine en pagne, fendue jusqu’au haut des cuisses, cheveux en catogan bas et blouse en soie bleue à col bateau. Sage tenue d’une danseuse qui a baptisé son tour de danse Entre-temps II. Histoire de sonder, en une série de modules, le mouvement «glissentar» et percussions à travers temps et espace. Jeux de jambes, de mains, d’épaules, de clavicules et quelques...
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