Pour déjouer les contrôles et faire sauter un avion en vol, les artificiers d’el-Qaëda travaillent à une technique pour l’instant imparable, qui donne des cauchemars aux services de sécurité : implanter la bombe dans le corps même d’un kamikaze.
Au Yémen, le chef artificier d’el-Qaëda dans la péninsule Arabique (AQPA), le Saoudien Ibrahim Hassan el-Asiri, a déjà développé des engins explosifs chimiques, sans aucune pièce métallique, capables de passer les détecteurs installés dans les aéroports. Il a par exemple équipé des volontaires de slips dans lesquels l’engin de mort était cousu, caché entre les jambes. L’étape suivante est donc d’implanter chirurgicalement ou de cacher dans une cavité du corps du kamikaze une bombe, commandée à distance. Malgré la sophistication croissante des contrôles dans les aéroports, notamment les scanners corporels, les experts et services de renseignements estiment qu’il faut se préparer à une tentative de ce genre. « El-Qaëda travaille depuis plus d’un an sur l’idée d’implanter chirurgicalement des bombes dans des corps humains, et ils l’auraient peut-être même déjà fait », estime sur ABC News l’ancien chef du contre-terrorisme américain Richard Clarke.
Le Français Christophe Naudin, criminologue spécialisé en sécurité aérienne et aéroportuaire, confirme de son côté que « les services de renseignements rapportent des informations comme quoi des organisations criminelles s’entraînent à ce genre de choses ». « L’explosif peut être dissimulé, sans être détectable, sous l’aspect de gel dans des prothèses mammaires de grande taille, ajoute-t-il. Une Britannique d’origine indo-pakistanaise s’est suicidée ainsi en Irak en 2009 après une transplantation effectuée en Grande-Bretagne. » La bombe peut aussi « prendre la forme d’un suppositoire explosif », précise M. Naudin. « Il s’agit d’un “boudin explosif” de 40 cm de longueur sur 4 cm de large, qui contient 250 à 350 g d’explosif sous forme de gel ou de pâte avec au milieu un téléphone avec détonateur. On peut faire la même chose par insertion vaginale : le boudin est alors long de 24 cm. »
Si l’insertion chirurgicale d’un engin explosif est possible, assurent des médecins, par exemple dans la cavité abdominale, il est évident que le terroriste pourrait difficilement ne pas en porter les traces ou avoir une attitude calme et décontractée. C’est là-dessus que les services de sécurité aéroportuaires ont, ces derniers mois, été alertés : ils recherchent désormais, au moins en Europe et aux États-Unis, les passagers dont les cicatrices, l’état de santé ou la nervosité pourraient les trahir.
Au Yémen, le chef artificier d’el-Qaëda dans la péninsule Arabique (AQPA), le Saoudien Ibrahim Hassan el-Asiri, a déjà développé des engins explosifs chimiques, sans aucune pièce métallique, capables de passer les détecteurs installés dans les aéroports. Il a par exemple équipé des volontaires de slips dans lesquels l’engin de mort était cousu, caché entre les jambes. L’étape suivante est donc d’implanter chirurgicalement ou de cacher dans une cavité du corps du kamikaze une bombe, commandée à distance. Malgré la sophistication croissante des contrôles...


il y a même eut des essais en Irak avec des chiens, qui avaient été opérés. Ils avaient une bombe, à l'intérieur mais ils sont tombés malades et sont morts
05 h 33, le 25 mai 2012