Breivik ne fera pas appel s’il est reconnu pénalement responsable
OLJ /
le 25 mai 2012 à 01h56
Anders Behring Breivik, jugé pour la mort de 77 personnes l’an dernier en Norvège, a affirmé devant le tribunal d’Oslo hier qu’il ne ferait pas appel s’il était reconnu pénalement responsable. Breivik, qui se veut un croisé luttant contre « l’invasion musulmane » et le multiculturalisme en Europe, reconnaît les faits reprochés mais plaide non coupable, tenant à être reconnu sain d’esprit pour ne pas voir son idéologie être invalidée par un diagnostic de démence. Sa santé mentale est au cœur du procès. In fine, il reviendra aux cinq juges de se prononcer sur la question de sa santé mentale dans leur verdict attendu en juillet. S’il est reconnu pénalement irresponsable, il risque l’internement psychiatrique à vie. Responsable, il encourt 21 ans de prison, une peine qui pourrait être prolongée aussi longtemps qu’il sera jugé dangereux. Dans ce contexte et parmi les témoignages entendus hier comme chaque jour depuis le début du procès, un jeune homme d’origine irakienne amputé d’un bras et d’une jambe après avoir été gravement blessé sur l’île d’Utoeya a expliqué qu’il s’était cru revenu en Irak en voyant la violence déchaînée par Anders Behring Breivik le 22 juillet 2011. Mohammad Hadi Hamed a ainsi raconté à la cour comment l’extrémiste de droite l’avait d’abord atteint de deux balles, avant de revenir et de faire feu une troisième fois en constatant qu’il respirait encore. « Je suis irakien, j’ai vu des vidéos d’exécutions », a poursuivi Mohammad. « La différence, c’est que les victimes avaient les mains attachées (...). Nous, on n’avait pas les mains liées mais on était piégés sur une île », a-t-il dit.
Anders Behring Breivik, jugé pour la mort de 77 personnes l’an dernier en Norvège, a affirmé devant le tribunal d’Oslo hier qu’il ne ferait pas appel s’il était reconnu pénalement responsable. Breivik, qui se veut un croisé luttant contre « l’invasion musulmane » et le multiculturalisme en Europe, reconnaît les faits reprochés mais plaide non coupable, tenant à être reconnu sain d’esprit pour ne pas voir son idéologie être invalidée par un diagnostic de démence.Sa santé mentale est au cœur du procès. In fine, il reviendra aux cinq juges de se prononcer sur la question de sa santé mentale dans leur verdict attendu en juillet. S’il est reconnu pénalement irresponsable, il risque l’internement psychiatrique à vie. Responsable, il encourt 21 ans de prison, une peine qui pourrait être prolongée aussi...
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