Une vue générale de la réunion de Bagdad. Photo Reuters
Le chef de la délégation iranienne, Saïd Jalili, a pour sa part répété hier soir que l’Iran dispose d’un « droit absolu » à l’enrichissement d’uranium. Avant le début de la réunion, M. Jalili avait espéré que les négociations constitueraient « le point de départ d’une nouvelle ère » entre l’Iran et la communauté internationale.
Hier, les négociations s’étaient ouvertes dans un climat dépeint comme « très mauvais » par un responsable iranien, selon qui Mme Ashton et M. Jalili ont eu trois entretiens bilatéraux. Selon une source diplomatique occidentale, le blocage est venu du fait que l’Iran demande à ce que lui soit reconnue la possibilité d’enrichir de l’uranium, ce que refusent les 5+1. À la mi-journée, cette même source tablait sur le fait qu’il n’y aurait pas d’accord à Bagdad, mais une entente pour de nouvelles négociations. Mercredi, le groupe 5+1 avait présenté à l’Iran un paquet de propositions dont le détail n’est pas connu mais qui pourraient, d’après des médias, requérir que l’Iran suspende son enrichissement d’uranium à 20 %, une mesure qui apparaît désormais centrale dans tout règlement. Mais l’Iran a jugé ces propositions « déséquilibrées », avant de présenter des « contre-propositions » puis de demander une « révision » des positions des grandes puissances.
L’enjeu de la réunion de Bagdad était de tenter de jeter les bases d’un processus de négociations destiné à résoudre la crise autour de ce dossier, qui empoisonne depuis des années les relations entre l’Iran et une partie de la communauté internationale et fait planer la menace d’un conflit armé dans la région. Le groupe 5+1 tente d’obtenir de l’Iran des « garanties » qu’il ne cherche pas à fabriquer l’arme atomique, comme l’en soupçonnent certains pays occidentaux et Israël. De son côté, Téhéran souhaiterait notamment la levée des sanctions économiques imposées par l’ONU et les pays occidentaux. Une source au Quai d’Orsay, qui a souhaité garder l’anonymat, a révélé à L’Orient-Le Jour que la France est résolument alignée sur la position de ses partenaires du groupe 5+1 concernant le dossier iranien. « Comme vous le savez, les négociations se poursuivent à Bagdad aujourd’hui et nous avons une position commune avec nos partenaires du groupe 5+1 ou 3+3. Nous demandons à l’Iran de se conformer aux résolutions du Conseil de sécurité et aux conseils de l’AIEA. Nous appliquons une double approche, une approche qui combine le dialogue et les sanctions, pour trouver ce que nous souhaitons vivement : une issue diplomatique à cette crise. C’est dans cette perspective que nous poursuivons les négociations », a déclaré cette source.
En Iran, plusieurs médias ont accusé les grandes puissances de s’être alignées sur les positions d’Israël lors des discussions de Bagdad et exprimé leurs doutes sur les chances d’un succès.
(Sources : agences et rédaction)


Le titre résume la situation: Tendues certes les discussions...Mais...Il y a discussions et officiellement. Donc c'est un super point positif. A ce jour, les discussions n'étaient pas étalées au grand jour. Ca discutait en catimini en secret pour ne pas offenser les opinions locales aux USA aussi bien qu'en Iran ( l'iran représentant l'axe du mal pour les citoyens US . Idem pour les citoyens iraniens, les USA représentant Satan ). Ils avaient négocié en secret à l'époque de Saddam etc.. Bref, au moin maintenant cela discute et s'entraident même officiellement (la marine US et iranienne vs pirates). Très bien, nous ne pouvons qu'être satisfaits tant que le Liban ne paie pas les pots cassés.
06 h 34, le 25 mai 2012