Les résultats du premier tour doivent être annoncés en principe le 27 mai. Si aucun candidat ne remporte la majorité absolue, un second tour est prévu les 16 et 17 juin.
Les autorités avaient donné une journée de congé aux fonctionnaires pour qu’ils puissent voter et le gouvernement avait demandé aux citoyens de remplir « leur devoir national en cette étape historique (...) afin que la voix du peuple soit entendue ». Plus de 50 millions d’électeurs étaient appelés à choisir entre 12 candidats : islamistes, laïcs, de gauche ou libéraux, partisans de la « révolution » ou anciens responsables du régime Moubarak. Les principaux prétendants sont Ahmad Chafiq, dernier Premier ministre de M. Moubarak, le candidat des Frères musulmans Mohammed Morsi, l’islamiste indépendant Abdel Moneim Aboul Foutouh, l’ex-ministre des Affaires étrangères et ancien secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa et le nationaliste arabe Hamdeen Sabbahi.
Un scrutin « libre et historique »
La presse égyptienne a salué le scrutin comme « libre et historique », se réjouissant que la première journée se soit déroulée dans le calme et la « joie » malgré les incertitudes pesant sur le pays. Après des décennies de scrutins joués d’avance, c’est la première fois que les Égyptiens choisissent librement leur chef d’État. L’issue du vote est cruciale pour l’orientation que prendra le pays le plus peuplé du monde arabe, avec quelque 82 millions d’habitants, partagé entre la tentation islamiste et celle d’une normalisation incarnée paradoxalement par des personnalités de l’ère Moubarak.
Les pouvoirs du futur président restent imprécis, la Constitution en vigueur sous M. Moubarak ayant été suspendue et la rédaction de la future loi fondamentale étant au point mort. Le chef de l’État devra faire face à une situation économique préoccupante, combinant les inégalités sociales extrêmes héritées de l’ancien régime et le fort ralentissement de l’activité, notamment dans le secteur touristique, depuis la révolte de janvier/février 2011.
Enfin, pendant que les Égyptiens votaient, M. Moubarak était hospitalisé près du Caire. Jugé pour la mort de manifestants durant la révolte et accusé de corruption, l’ancien raïs, âgé de 84 ans, sera fixé sur son sort le 2 juin. Le parquet a requis la peine de mort.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine