En raison de la gravité de la situation, le Conseil des ministres s’est tenu à Baabda et non plus au Sérail. Photo Dalati et Nohra
Prévu initialement au Sérail avec un ordre du jour ordinaire, le Conseil des ministres a fini par se tenir hier à Baabda, sous la présidence du chef de l’État, Michel Sleiman, en raison de la gravité de la situation dans le pays.
C’était d’ailleurs le seul thème de la réunion. L’affaire des pèlerins enlevés à Alep et plus particulièrement les contacts entrepris pour obtenir leur libération ont été ainsi passés en revue, tout comme les avertissements adressés par des pays arabes à leurs ressortissants, invités à éviter les voyages au Liban. « Plus que la dimension économique, c’est le sort de nos relations avec ces États, auxquels nous souhaitons tout le bien, qui nous inquiète », a déclaré le président Sleiman. On apprend dans ce cadre que M. Sleiman compte effectuer une tournée dans les pays du Golfe pour leur expliquer la politique de distanciation appliquée à l’égard de la crise syrienne, ainsi que les mesures prises par le gouvernement pour maintenir la sécurité dans le pays.
Le gouvernement a décidé sur ce plan de décréter « un état d’urgence politique ». Il s’agit de charger l’armée et les FSI de maintenir la sécurité sur l’ensemble du territoire en leur donnant pleins pouvoirs et de lever la couverture politique sur tout fauteur de troubles. Le chef de l’État devrait expliquer davantage ces points au cours d’une interview télévisée, ce soir, sur la LBCI.
Dans son intervention au Conseil des ministres, il a expliqué l’incident du Akkar qui a coûté la vie au cheikh Ahmed Abdelwahed et à son compagnon, précisant qu’il s’est produit « à cause du souhait de l’armée de préserver la sécurité et d’empêcher une confrontation entre la liberté d’expression et la sécurité ». « Ce genre d’incident, a-t-il poursuivi, se produit avec n’importe qui. Un malade peut parfois mourir au cours d’une intervention chirurgicale. Il appartient à la justice de déterminer les causes du décès ». Le chef de l’État s’est prononcé en faveur d’un règlement « sans équivoque qui soit en faveur de la troupe, du Akkar, où chaque famille a un membre ou un proche dans l’armée ». S’il a déploré les incidents itinérants qui ont suivi, il s’est félicité de l’unanimité qui s’est manifestée au niveau politique pour les dénoncer et pour lancer des appels à la retenue.
M. Sleiman a en outre jugé inadmissible que la justice puisse être blâmée si un juge arrête ou libère une personne. « Toute opération menée pour arrêter ou pour libérer une personne se fonde sur des informations précises et sur des instructions judiciaires. Il ne faut pas en vouloir à un service s’il arrête quelqu’un », a-t-il affirmé.
Il a abordé le dossier des islamistes, faisant état d’une réunion de coordination entre les services concernés « qui souhaitent une accélération de la procédure judiciaire ».
À son tour, M. Mikati a rappelé les constantes de l’action gouvernementale. « La paix civile est une ligne rouge qu’il ne sera pas facile de dépasser parce qu’elle a été réalisée depuis des années au prix de nombreux sacrifices », a-t-il dit, avant de réitérer son engagement en faveur de la préservation de la sécurité, « à travers les seules institutions de l’État ». « Tout abus ou toute erreur commis par ces services peuvent être corrigés par l’application des lois et les mesures disciplinaires », a insisté le chef du gouvernement.
Concernant les appels à la démission de son équipe, le Premier ministre a rappelé qu’ils ne sont pas récents, tout en promettant « que le gouvernement ne permettra pas de plonger le pays dans l’inconnu et ne pliera pas devant les appels irréfléchis de certains hommes politiques ». « Nous sommes déterminés à assumer nos responsabilités entières », a-t-il martelé.
Une sous-commission ministérielle
En Conseil des ministres, une entente s’est dégagée autour de tous les points soulevés : un appui absolu à l’armée, la consolidation de l’unité nationale et la poursuite jusqu’au bout de l’enquête sur le meurtre du cheikh Ahmad Abdelwahed. Celle-ci devrait être élaborée dans un document officiel qui sera rédigé par une sous-commission ministérielle composée des ministres de la Défense, de l’Intérieur, de l’Information, de la Santé, des Affaires sociales et du Travail, et mise en place hier à cette fin.
Le gouvernement a en outre décidé de rester en session ouverte, quitte à tenir trois à quatre réunions par jour. Il a en outre demandé au ministre de la Défense d’établir une liste des besoins de l’armée.
Au cours de la réunion, les ministres Ghazi Aridi et Waël Bou Faour ont insisté sur le fait que le Liban-Nord ne doit pas être considéré comme une zone hors la loi. Les ministres Gebran Bassil et Sélim Jreissati ont réclamé une application de l’article 4 de la loi sur la défense. Celle-ci prévoit de confier à l’armée le maintien de la sécurité qui aura sous ses ordres les FSI, mais MM. Aridi et Bou Faour s’y sont opposés en jugeant nécessaire de faciliter et non pas de compliquer la mission de la troupe.
C’était d’ailleurs le seul thème de la réunion. L’affaire des pèlerins enlevés à Alep et plus particulièrement les contacts entrepris pour obtenir leur libération ont été ainsi passés en revue, tout comme les avertissements adressés par des pays arabes à leurs ressortissants, invités à éviter les voyages au Liban. « Plus que la dimension économique, c’est le sort de nos relations avec ces États, auxquels nous souhaitons tout le bien, qui nous inquiète », a déclaré le président Sleiman. On apprend dans ce cadre que M. Sleiman compte effectuer une tournée dans les pays du...


Avec ce gouvernement des Vains désirs, pris malgré tout pour des réalités, et à des années-lumière de penser qu'il est tout simplement et purement "dupé, Big Mik ; cet Arbre de la Science et de l’Exégèse et l’exégèse" patentée même, ce nouvel illustre "chef et génie méconnu" du non moins illustre nouvel inconnu son "Mouvement à l’eau de Rose" ; eh bien, "Mourchid Nagîb" fait de Son Mieux ! Ce sera probablement son Unique réussite : faire de Son Mieux ! En attendant ; si les "Malsains" parviennent à imposer une mini guerre de ruelles dans ce Pays ; de faire Grandement "Pitié" ! "Mikatisme" oblige, ce gouvernement, cette "Marotte et cette Marelle" avec sa démocratie et son institutionnalisme fort indigènes au demeurant, est déjà sûrement atteinte profondément de simple parlementarisme combinard et d’extrême institutionnalisme constitutionnaliste ; tous deux essentiellement des spécialisations spécialisées pour ne dire uniquement que des "Inepties" ; pour finir inévitablement par en faire.... des "Inepties" ! "Vanité des vanités ! Tout est vanité !".
07 h 41, le 24 mai 2012