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Moyen Orient et Monde - Défense

Les USA « plus forts, plus en sécurité et plus respectés »

Le président Barack Obama a affirmé hier que les États-Unis étaient aujourd’hui « plus forts, plus en sécurité et plus respectés » qu’il y a quatre ans, défendant son bilan de politique étrangère moins de six mois avant de remettre son mandat en jeu. S’adressant à un millier d’élèves de l’école de l’air à Colorado Springs dans le Colorado, diplômés à l’issue de quatre années de formation, M. Obama leur a affirmé qu’à l’époque, « vous êtes arrivés ici à un moment de grandes difficultés pour notre pays. Nos forces étaient engagées dans deux guerres. El-Qaëda, qui nous avait attaqués le 11-Septembre, était retranchée dans ses repaires. Nombre de nos alliances étaient tiraillées, et notre place dans le monde en avait souffert. Notre économie était dans la pire récession depuis la grande dépression » des années 1930, a rappelé M. Obama, ajoutant que « nombreux étaient ceux qui se demandaient si les États-Unis étaient encore capables de diriger le monde. Sauf que, partout dans le monde, les États-Unis montrent une fois de plus la voie », a-t-il assuré, évoquant notamment « la dignité et la liberté ».
En attendant, aux oubliettes, l’« espoir » et le « changement » de la campagne de 2008 : pour se maintenir à la tête des États-Unis, Barack Obama a désormais recours à des attaques personnelles incessantes contre le présidentiable républicain Mitt Romney.
Depuis dix jours, l’équipe du dirigeant démocrate sortant s’en est ainsi pris à la carrière de M. Romney dans le privé, quand il dirigeait le fonds d’investissement Bain Capital. Ses publicités montrent d’anciens employés licenciés, qui traitent M. Romney de « vampire », de « destructeur d’emploi » ou de « contraire de Robin des Bois », dépouillant les pauvres pour donner aux riches. L’idée force est d’éroder l’argument principal de M. Romney : son passé d’entrepreneur ferait de lui un bon président pour l’emploi des Américains. Le président sortant lui-même a défendu la validité de ces attaques lundi lors d’une conférence de presse. « La raison pour laquelle (ces arguments) sont valides pour la campagne est parce que mon adversaire, le gouverneur Romney, vante son expérience dans les affaires comme son principal atout pour devenir président », a dit M. Obama. « Si votre principal argument pour faire croître l’économie est que vous saviez comment faire gagner beaucoup d’argent aux investisseurs, vous ne comprenez pas ce dont il s’agit à ce poste », a fait remarquer le locataire de la Maison-Blanche.
Des conseillers de M. Obama affirment de leur côté que cette stratégie va se poursuivre et qu’elle sera prolongée par un appel à examiner le bilan de M. Romney à la tête du Massachusetts, dont il était le gouverneur de 2003 à 2007. M. Romney parle peu de cette période, car elle recèle une vulnérabilité pour lui : il avait à l’époque promulgué une réforme de l’assurance-maladie semblable à celle qu’avait signée M. Obama au plan national en 2010, un repoussoir pour les républicains.
Pour Christopher Malone, professeur de sciences politiques à l’université Pace de New York, cette stratégie du camp Obama a été longuement mûrie. « Obama n’improvise jamais. Si nous avons appris quelque chose à propos de ce président, c’est qu’il est très calculateur », explique l’universitaire.
Dans ce contexte, Barack Obama et Mitt Romney peinent tous deux à convaincre les Américains de leur capacité à relancer l’économie, un sujet de profond pessimisme à l’approche de la présidentielle de novembre, selon un sondage publié hier. 58 % estiment ainsi que les États-Unis vont dans la mauvaise direction, contre 33 %.
              (Source : AFP)
Le président Barack Obama a affirmé hier que les États-Unis étaient aujourd’hui « plus forts, plus en sécurité et plus respectés » qu’il y a quatre ans, défendant son bilan de politique étrangère moins de six mois avant de remettre son mandat en jeu. S’adressant à un millier d’élèves de l’école de l’air à Colorado Springs dans le Colorado, diplômés à l’issue de quatre années de formation, M. Obama leur a affirmé qu’à l’époque, « vous êtes arrivés ici à un moment de grandes difficultés pour notre pays. Nos forces étaient engagées dans deux guerres. El-Qaëda, qui nous avait attaqués le 11-Septembre, était retranchée dans ses repaires. Nombre de nos alliances étaient tiraillées, et notre place dans le monde en avait souffert. Notre économie était dans la pire récession depuis la...
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