Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Présidentielle

L’Égypte vote pour le successeur de Moubarak : scrutin historique...

Pour la première fois, le résultat n’est pas connu d’avance ; l’opération se poursuit aujourd’hui.

Les électeurs ont attendu souvent plusieurs heures pour pouvoir glisser leur bulletin dans l’urne. Mahmud Hams/AFP

Les Égyptiens élisaient hier un successeur au président déchu Hosni Moubarak lors d’un scrutin historique âprement disputé par douze candidats après des décennies d’élections acquises à l’ancien régime. L’issue du vote est cruciale pour l’orientation que prendra le pays le plus peuplé du monde arabe, avec quelque 82 millions d’habitants, partagé entre la tentation islamiste et celle d’une normalisation incarnée paradoxalement par des personnalités de l’ère Moubarak.
Les principaux prétendants sont le candidat des Frères musulmans Mohammad Morsi, l’islamiste indépendant Abdel Monhem Aboul Foutouh, le dernier Premier ministre de M. Moubarak Ahmad Chafiq, l’ex-ministre des Affaires étrangères et ancien patron de la Ligue arabe Amr Moussa et le nationaliste arabe Hamdeen Sabbahi.
Les bureaux de vote ont fermé à 21h00 au lieu de 20h00. La participation, qui semblait moins importante qu’attendu pendant la journée, était en forte hausse après la tombée du jour et la baisse de la température. Le vote se poursuit aujourd’hui. Dans le quartier populaire de Sayyeda Zeinab, des policiers assurant la sécurité d’un des bureaux de vote ont demandé aux électeurs qui y ont afflué dans la soirée de « revenir demain ».
Plus de 50 millions d’électeurs sont appelés à choisir entre 12 candidats : islamistes, laïcs, de gauche ou libéraux, partisans de la « révolution » ou anciens responsables du régime Moubarak. Les résultats du premier tour doivent être annoncés en principe le 27 mai. Si aucun candidat ne remporte la majorité absolue, un second tour est prévu les 16 et 17 juin.
« Deux types de vote sont en concurrence : le vote islamiste et le vote pour la stabilité, a affirmé Hicham Kassem, un commentateur politique. Toutes les combinaisons sont possibles pour le second tour. » MM. Moussa et Chafiq pourraient compter sur le vote de ceux qui « veulent un retour à la normale » après 15 mois d’une transition mouvementée, estime Hicham Kassem.
M. Chafiq, ancien général abhorré par les partisans de la « révolution », a été la cible de jets de chaussures à la sortie d’un bureau de vote, où une foule criait « À bas les fouloul », terme péjoratif utilisé par les Égyptiens pour évoquer les restes de l’ancien régime.
Malgré l’obligation de respecter le « silence électoral », des candidats ont continué à donner des interviews pour appeler leurs partisans à voter pour eux et dénoncer leurs rivaux. Farouk Soltane, le chef de la commission électorale, a déclaré lors d’une conférence de presse avoir renvoyé les violations devant le parquet général.
Les pouvoirs du prochain président sont pour l’instant très imprécis, la Constitution en vigueur sous M. Moubarak ayant été suspendue et la rédaction de la nouvelle étant au point mort. S’il n’est pas islamiste, le président devra également composer avec un Parlement dominé par les Frères musulmans et les fondamentalistes salafistes.
Les États-Unis ont salué le début de l’élection comme « une étape très importante » dans la transition de l’Égypte vers la démocratie, en qualifiant le scrutin d’« historique ».
(Source : agences)
Les Égyptiens élisaient hier un successeur au président déchu Hosni Moubarak lors d’un scrutin historique âprement disputé par douze candidats après des décennies d’élections acquises à l’ancien régime. L’issue du vote est cruciale pour l’orientation que prendra le pays le plus peuplé du monde arabe, avec quelque 82 millions d’habitants, partagé entre la tentation islamiste et celle d’une normalisation incarnée paradoxalement par des personnalités de l’ère Moubarak.Les principaux prétendants sont le candidat des Frères musulmans Mohammad Morsi, l’islamiste indépendant Abdel Monhem Aboul Foutouh, le dernier Premier ministre de M. Moubarak Ahmad Chafiq, l’ex-ministre des Affaires étrangères et ancien patron de la Ligue arabe Amr Moussa et le nationaliste arabe Hamdeen Sabbahi.Les bureaux de vote ont...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut